Vers le renvoi de Arafat à Tunis

Interrogé sur le renvoi d’Arafat à Tunis (où se trouvait la direction de l’OLP avant les accords d’Oslo de 1993), Landau a répondu : «c’est une question tactique, une question de moment politique. Il ne faut pas exclure cette éventualité». «Aujourd’hui, il (Arafat) est déjà coincé à Ramallah (Cisjordanie), sans possibilité de bouger, comme un paria», ajoute-t-il. Yasser Arafat se voit en effet interdire par Israël de quitter Ramallah en Cisjordanie, après la décision du cabinet de sécurité de rompre tout contact avec lui. Uzi Landau, qui est membre du comité directeur du Likoud, principal parti de la majorité gouvernementale, lance également à l’adresse des autres «responsables politiques» palestiniens : «qu’ils retournent à Tunis». «Pour les plans de paix, on verra plus tard», dit-il encore, soulignant que «jusqu’ici, Israël a fait très peu de choses pour éradiquer réellement le terrorisme. Nos forces de sécurité sont loin d’avoir donné leur pleine mesure». «La destruction d’Israël est inscrite dans le code génétique de l’autorité palestinienne. Nous devons prendre des mesures beaucoup plus dures contre elle», affirme-t-il. «Les accords d’Oslo ne sont pas la solution au problème. Ici, ils sont le problème. Les Palestiniens ont lancé cette Intifada parce qu’après Oslo, ils se sont sentis plus forts. Il faut donc, comme en Afghanistan, détruire ici les infrastructures de la terreur », estime-t-il. Evoquant une « lutte à mort entre les palestiniens et (nous)», Landau ajoute que «tant que les Palestiniens auront de l’espoir la terreur de cessera pas». «La différence entre Arafat et le cheikh Yassine (le chef spirituel du Hamas, ndlr) est la même qu’entre l’étrangleur de Boston et Jack l’éventreur. Tous deux sont assassins. seule la manière de tuer diffère», assène-t-il. Sans commentaires.

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