Zakaria Moussaoui risque la peine de mort

Moussaoui comparaîtra le 2 janvier devant un tribunal fédéral à Alexandria, dans la banlieue de Washington, où lui seront formellement signifiés les chefs d’inculpation retenus contre lui en liaison avec les attentats du 11 septembre, a indiqué mardi le département de la justice. Moussaoui, 33 ans, a été inculpé mardi par un Grand Jury fédéral (chambre populaire de mise en accusation) en liaison avec ces attentats et est passible de la peine de mort. L’acte d’accusation comprend six chefs d’inculpation, dont quatre passibles de la peine capitale pour «complot» : complots visant à commettre des actes internationaux de terrorisme, des détournements d’avion, visant à détruire des avions, et visant à utiliser des armes de destruction massive. Il est également inculpé de complots visant à tuer des fonctionnaires américains et à détruire des propriétés, tous deux passibles d’un emprisonnement à vie. Du côté de Paris, on indique qu’il bénéficiera de la protection consulaire française. Selon la ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, «cette personne (Ndlr Moussaoui) bénéficiera quand même de la protection consulaire française, pour garantir les droits de la défense puisque c’est la première chose que l’on demande et du fait que nous n’acceptons ni la peine de mort ni les tribunaux exceptionnels. discussion. Une protection consulaire dont Moussaoui n’a pas souhaité bénéficier, a indiqué à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. L’inculpation de Moussaoui est la première « contre des terroristes du 11 septembre », a précisé le ministre de la Justice (attorney general) John Ashcroft. L’acte d’accusation précise que le suspect, incarcéré dans un endroit tenu secret, avait suivi le même entraînement que les 19 pirates de l’air ayant commis les attentats du 11 septembre qui ont fait quelque 3.300 morts à New York et Washington. Il s’était notamment entraîné dans un camp du mouvement Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, avait reçu une formation de pilote aux Etats-Unis et reçu des fonds en provenance d’Allemagne et du Proche-Orient. Il avait aussi, selon le département de la Justice, fait des recherches sur les avions d’épandage, un outil qui aurait pu permettre aux terroristes de répandre dans l’atmosphère des produits toxiques.

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