6ème festival des jeunes talents gnaoua d’Essaouira : une rétrospective des cinq dernières éditions

6ème festival des jeunes talents gnaoua d’Essaouira : une rétrospective des cinq dernières éditions

A Essaouira, il y a le festival de Gnaoua, musiques du monde, un mastodonte de l’événementiel, et il y a le festival des jeunes talents gnaoua, un événement plus discret mais qui complète le premier et réserve autant de surprise sinon plus au public. La sixième édition du festival des jeunes talents gnaoua aura lieu du 4 au 7 août à Essaouira.  Il y sera question d’une rétrospective des cinq dernières années du festival. On reviendra sur les parcours des 16 troupes de jeunes gnaoua (huit d’Essaouira et huit de divers régions du Royaume) primées depuis le début du festival. «Il n’y aura pas de concours cette année, nous avons préféré faire une pause à ce niveau pour donner encore plus de visibilité aux lauréats des anciennes éditions et suivre leur évolution», a indiqué à ALM Abderrahim El Bertai, directeur du festival. Ainsi il s’agit de ce fait de respecter les objectifs initiaux de la création de ce festival, à savoir l’encadrement des futurs maâlems ainsi que de donner la chance aux jeunes groupes d’Essaouira de monter sur scène.  Par ailleurs, les maâlems d’Essaouira et d’ailleurs, Mahmoud Guinea, Abdesslam Alikane, Said Bourki, Omar Hayat, dont la réputation n’est plus à faire joueront aux côtés des jeunes talents sur les scènes de la place Moulay El Hassan et Dar Souiri. Côté musique fusion, l’on retrouvera les groupes habituels en tournées dans tout le Maroc. Il est question du groupe Mazagan connu pour son chaabi groove, Ganga Vibes un mélange de reagae, ragga et de paroles en darija et le groupe Ribab Fusion dont le fondateur n’est autre que le Jimmy Hendrix marocain du ribab, instrument emblématique de la culture amazighe. Et les groupes de fusion d’Essaouira sont aussi de la partie puisque ce festival leur est avant tout dédié. Ils sont quatre : Kif Samba, Ganga Fusion, Bleu Mogador et Morrok in Time. Les musiciens de la résidence «Casser le mur»  (Romper el muro) sont les invités de cette édition. Cette résidence réunit cinq artistes de la scène urbaine marocaine, Hicham Bajjou, Foulane Bouhcine, Khalid Berkaoui, Oum et Dj Mood d’un côté et les Bella Nuei, groupe de cinq musiciens originaires de la région d’Aragon. Le public aura également droit au trio Mellow Maroc rassemblant trois nationalités (Maroc-Allemagne-Algérie) et dont le percussionniste n’est autre que l’international Rhani Krija. Ce dernier, parce qu’il est également question d’ateliers dans ce festival, assurera aussi l’animation d’une session d’initiation à la percussion au même titre que l’ambassadeur des rythmes du Maghreb et de l’Afrique, le batteur Karim Ziad. Sont également prévus des ateliers autour de la «production» et «des métiers de la scène». Et ce n’est pas tout. Ali Es Safi, cinéaste-réalisateur marocain propose une programmation cinématographique autour de la transe. Et l’exposition au Borj Bab Marrakech d’Essaouira, événement incontournable du festival, aborde cette année le thème «Mémo’Art» qui offre à voir plusieurs objets, œuvres d’art et photos consacrés à la culture gnaoua et à ses chantres.

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