Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (10 )

Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (10 )

Abdelali était seul au milieu de seize jeunes clochards, tous armés de toutes sortes d’armes blanches. Il les regardait un à un comme s’il les suppliait. De leurs regards, ne rayonnent ni pitié, ni passion. Des prunelles comme des braises qui le brûlaient. «Laissez-moi tranquille, je vous supplie…Je n’ai rien sur moi, ni argent, ni bijoux, ni rien…Je suis plus pauvre que vous», les a implorés avec les yeux secs.
Il voulait même se jeter à terre pour baiser les pieds de leur chef. Mais en vain. Il semblait avoir pris sa décision. Laquelle? Abuser collectivement d’Abdelali. Le chef de la bande lui ordonne : «Déboutonne ton pantalon». Abdelali l’a fixé de ses regards sans réagir. Le chef de la bande a insisté. Comme un poteau électrique, Abdelali se tenait à sa place. Trois jeunes clochards se sont avancés. Abdelali a reculé de deux pas et a tenté de fuir à toutes jambes. Mais les trois clochards se sont jetés sur lui. Abdelali s’est renversé par terre. Des coups de poings et de pieds pleuvaient sur toutes les parties de son corps. Deux clochards se sont chargés de lui enlever le pantalon. Il était sans défense. Et ils l’ont obligé à les laisser faire, tous, sans exception. Seize clochards l’ont violé à tour de rôle et sans pitié. Plus de trois heures de tortures sexuelles, corporelles et psychologiques. Ils souriaient, alors qu’il sanglotait. Ils trouvaient un immense plaisir pendant qu’ils le frappaient et le violaient. Le comble du sadisme. Complètement engourdi, Abdelali est resté à sa place. Il ne savait pas ce qu’il devait faire. Tout lui semblait irréel. Il se demandait sans cesse: «ça m’est vraiment arrivé ?».
Il était enragé, dans une colère folle. Pourquoi ces salauds l’avaient-ils traité ainsi ? Comment pouvaient-ils lui faire ce qu’ils lui avaient fait ? Comment avait-il pu avoir assez peur pour les laisser faire ? Plusieurs interrogations lui ont martelé la tête avant qu’il soit, un peu pus tard, submergé par la peur surtout quand il a pensé que ça pourrait lui arriver encore une fois. Des vagues de différentes émotions le jetaient l’une à l’autre. Il s’est noyé dans un gouffre de confusion. À chaque moment, les séquences de son viol collectif déferlaient devant ses yeux. C’était comme dans un film d’horreur. Il tentait de les effacer de sa mémoire. Mais, il n’a jamais pu. Des séquences qui le jetaient aux vagues de l’angoisse sans fin. Il s’est tenu à peine debout pour aller chez lui. Il n’a raconté sa mésaventure à personne. Il l’a considérée comme un secret qui ne devait jamais être divulgué. Il n’a même pas pensé aller au commissariat de police pour déposer plainte. Il est resté chez lui à vivre des émotions inhabituelles, intenses et douloureuses. Et quand il a commencé à sortir, il se promenait de long en large pendant des heures, plongé dans une sorte d’hébétude, c’est comme s’il n’est absolument plus conscient de ce qui se passait autour de lui. Peut-être que ses promenades quotidiennes sans but alors qu’il était plongé dans une sorte de somnolence qui était la cause d’un accident de circulation quand il a été fauché par un chauffard. Cet accident lui a coûté deux fractures, au niveau du pied et de l’épaule gauches. Et combien lui coûtera son viol collectif?

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