Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (12)

Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (12)

L’enfant s’assoit en suivant de ses regards les gestes d’Abdelali Hadi. Celui-ci met par terre la corde en plastique et le scotch épais. Tout d’un coup, il se métamorphose. Il devient un monstre, c’est comme s’il est possédé par un djinn, très fort malgré son corps efflanqué, résistant, solide et sans pitié. On dirait qu’il se souvient à ce moment de son viol collectif et s’apprête à se venger. C’est comme s’il décide que tous les enfants passent par là. Il immobilise l’enfant. Il ne lui accorde aucune occasion pour pousser le moindre soupir. Il le bâillonne avec le scotch et lui attache les mains avec la corde. Il ne frappe jamais l’enfant. Il fait retourner son corps, le dénude tout doucement et l’oblige à s’agenouiller. Il déboutonne son pantalon et abuse de lui sexuellement. Pendant qu’il prend l’enfant, il empoigne brutalement son visage et lui écrase le nez. Il empêche ainsi l’enfant de respirer jusqu’à ce qu’il rende l’âme. Un dernier soupir de l’enfant qui coïncide avec le moment de son orgasme. Tranquillement, il relâche l’enfant qui n’est plus qu’un corps sans âme, s’allonge près de lui, fume une cigarette ou deux avant de commencer à creuser une fosse, qui n’est pas très profonde. Il l’enterre et plonge dans un profond sommeil. Pourquoi les a-t-il exhumés ce jour du 20 août 2004 et jetés sur la voie publique ? Abdelali Hadi apprend que son cousin va construire une maison sur le terrain qu’il occupe. Dans la précipitation, Abdelali Hadi déterre les cadavres des huit enfants et les jette à la rue. Est-ce la seule raison pour laquelle il a jeté les ossements sur la voie publique ? Pourquoi n’a-t-il pas cherché à les enterrer une nouvelle fois? Pourquoi le tueur en série, pédophile, discret, qui a longtemps caché les traces de ses meurtres, les a jetés brutalement en bloc? Voulait-il exhiber ses victimes comme des trophées ? Difficile de répondre. Mercredi 8 septembre 2004. C’est un jour exceptionnel à Taroudant. Les habitants vont voir Abdelali Hadi, non pas l’aide-gargotier, mais le tueur en série en assistant à la reconstitution des crimes. Dès le matin, les policiers se préparent pour qu’elle se passe dans les meilleures conditions. Effectivement, tout s’est bien passé, sans le moindre incident. Abdelali était coopératif. Il leur a tout montré sans rien omettre. Les enquêteurs ont mis la main sur des preuves matérielles tangibles qui confirment ses aveux. Ils saisissent des vêtements des enfants assassinés, des sacs en plastique de la même nature que ceux où ont été enveloppés les restes des corps, la corde en plastique avec laquelle il les ligotait et le ruban de scotch.
Abdelali Hadi est reconduit au commissariat de police. Son interrogatoire a repris. Le chef de la brigade lui demande les noms et les prénoms de trois autres enfants violés et tués. «Je ne me souviens pas de leurs nom et leur prénom…Mais, il y a un qui est originaire de la région de Mzouda, non loin de la ville de Marrakech, un deuxième qui est originaire d’un douar situé sur la montagne, un peu plus loin de Taroudant, et un troisième enfant, un orphelin qui est pris en charge par sa grand-mère, une mendiante à Guelmim …», affirme-t-il aux enquêteurs. A-t-il violé et tué uniquement ces huit enfants ? N’y a-t-il pas d’autres cadavres d’enfants enterrés quelque part ?

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