Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (8)

Abdelali Hadi : la victime de la pédophilie qui devient serial killer (8)

Enfin, le tueur en série de Taroudant est arrêté. Dix-neuf jours d’enquêtes et d’investigations policières à Taroudant et d’analyses des ossements à la salle d’autopsie à l’hôpital médico-légal du Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd et au laboratoire de la police scientifique à Casablanca sont suffisants pour que cet homme qui a inquiété tous les Marocains mette fin à ce mystère de cadavres découverts dans la rue, dévoile la vérité des enfants disparus, décortique cette énigme qui a tourmenté les esprits de tout le monde. Désormais, cet homme fait la Une des journaux. Les faits-diversiers cherchent plus d’informations. Les responsables de la police à Taroudant semblent être généreux. Ils accueillent les journalistes, les informent de toutes les nouvelles et répondent à leurs appels téléphoniques. Ils essaient de révéler le parcours de toute sa vie aux faits-diversiers passionnés de dévoiler à leurs lecteurs la face cachée de l’iceberg de notre société. Qui est cet homme hors du commun ? Quel est son parcours de vie ? Nous sommes en face d’Abdelali Hadi Ben Brahim Ben Mbarek. C’est lui le tueur en série de Taroudant. Il est né un jour de 1962 dans cette ville. Son nom de famille, Hadi, n’était pas choisi au hasard. Il est, en effet, le nom de la région Aït Hadi, située à 20 km de Chichaoua et à 30 d’Imintanout, dont ses aïeux sont originaires. Son père était un fournier et sa mère était une femme au foyer. Ce couple très modeste a mis au monde quatre enfants : deux filles et deux garçons, l’aîné, Abdelali et le benjamin, Najib. Encore enfants, les quatre frères et sœurs, Hadi, sont devenus orphelins de leur mère. Leur père s’est chargé d’eux. Seulement, il n’a pas pu rester seul, sans femme. Ses quatre enfants ne lui ont pas comblé ce vide. Un vide qui ne se dissipe que par l’existence d’une femme. Brahim, père d’Abdelali, s’est remarié. Avec sa nouvelle femme, il a choisi de quitter Taroudant à destination de Bensergaou située entre Agadir au nord, Dchira et Tarrast au sud et l’océan Atlantique à l’ouest. Et ses quatre bambins ? Sa femme ne voulait pas d’eux. La situation s’est compliquée pour les quatre enfants. Leur père semble n’avoir plus de décision. C’était la nouvelle femme qui décide. Il ne devait qu’obtempérer à ses ordres. Malgré son indulgence, la grand-mère a pris l’initiative de prendre en charge ses deux petites-filles et ses deux petits-fils. Elle n’avait pas le choix. Où devaient-ils aller sinon chez leur grand-mère ? Celle-ci n’a ménagé aucun effort pour prendre soin d’eux, les nourrir, leur acheter des vêtements et des fournitures scolaires. Elle a inscrit Abdelali dans une école primaire, l’actuelle Brahim Roudani (l’ex-Abdellah Ibn Yassine). En fait, il a essayé d’être un bon élève en apprenant ses leçons et il a rêvé d’aller jusqu’au bout en réussissant au fil des années. Mais, la malchance semblait le traquer. Il n’a pas pu dépasser la cinquième année de l’enseignement fondamental. C’était la porte après deux échecs successifs. Après avoir quitté définitivement les bancs de l’école, il a décidé de ne plus rester à la charge de sa grand-mère qui s’occupait encore de ses deux sœurs et son frère. Il a décidé de ne plus être un fardeau pour sa grand-mère qui était toujours généreuse avec eux, ni pour son père qui semble être très heureux avec sa deuxième femme. Il a décidé de devenir maître de lui-même, sans soutien paternel. Il a décidé de se débrouiller tout seul pour vivre. Comment ?

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