Al Masjid Al Atik : la plus vieille mosquée de Casablanca

Rue Dar Al Makhzine, c’est là où se trouve la mosquée Al Masjid Al Atik, qui porte souvent le nom de ce quartier, tout proche du marabout Sidi Bousmara.
Construit en 1201 de l’Hégire sous le règne du Sultan Mohammed Ben Abdellah, ce prestigieux édifice s’étend sur une superficie de 3866 m2. Il peut accueillir jusqu’à 4000 fidèles. Son architecture arabo-musulmane et la multiplicité des colonnes et des arcs lui confèrent un style propre aux vieilles mosquées du Royaume. La mosquée Al Atik se distingue aussi par sa cour spacieuse où se côtoient les deux fontaines servant aux ablutions. Comme toutes les mosquées historiques, cet édifice religieux comporte plusieurs portes. «Vu l’importance de son emplacement stratégique en plein centre-ville, cette mosquée connaît une grande fréquentation tous les jours de la semaine. Les habitants de la rue Dar Al Makhzine, artisans, les propriétaires des petits magasins et des épiceries viennent prier à Al Masjisd Al Aâdham», souligne un marchand ambulant qui a l’habitude d’étaler ses marchandises à la sortie de la mosquée. La mosquée Al Atik a connu plusieurs travaux d’agrandissement et de restauration, dont l’extension effectuée en 1308 de l’Hégire, sous l’ordre du Sultan Moulay El Hassan premier.
L’histoire de cet édifice religieux reste marquée par la visite de Feu SM le Roi Mohammed V, le 5 Chawal 1377 de l’Hégire, et qui sera suivie, le même jour, par la prière du vendredi. Se rendant compte de l’affluence que connaissait ce lieu de culte, le défunt Souverain ordonna au ministère des Habous de procéder à son élargissement tout en lui attribuant des échoppes sous la propriété domaniale. Le minaret sera détruit et remplacé par un autre majestueux. Vu leur importance, ces travaux d’extension n’ont pris fin que deux années plus tard, en 1379 de l’Hégire.

Préservation et restauration des mosquées historiques
Le ministère des Habous et des Affaires islamiques tient à faire de la préservation des mosquées historiques l’un des objectifs prioritaires. Construites par les dynasties, qui se sont succédé au fil des temps, ces mosquées présentent des caractéristiques architecturales des mosquées orientales. La particularité de ces mosquées réside essentiellement dans les matériaux utilisés tels que la pierre taillée, le stuc, le zellige et aussi dans les techniques de décoration dont la sculpture sur bois, les fontaines, les lustres traditionnels… A cet effet, le ministère des Habous et des Affaires islamiques a procédé l’année précédente (2005) à la restauration de dix mosquées historiques. Il s’agit des mosquées des villes d’Errachidia, Oujda, Fès, Marrakech, Zerhoun, Tanger, Taza, Taroudant, Essaouira et Tétouan.

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