Algérie : à bas les masques

Algérie : à bas les masques

Depuis l’annonce de la visite de S.M le Roi aux provinces du Sud, nous avons enregistré une profusion d’articles dans la presse algérienne, qualifiant cette visite tant attendue par les Sahraouis de provocations, consacrant le statut d’occupation et de manœuvres marocaines tendant à manipuler les populations sahraouies et surtout à faire passer ceux qu’elle appelle des «colons marocains» pour des Sahraouis en les «déguisant».
Sordide et crapuleux esprit que celui des auteurs de ces allégations mensongères. J’avais parfois pensé, naïvement, que certaines publications algériennes indépendantes l’étaient vraiment. Hélàs, il est difficile de l’être dans la république de M. Bouteflika. Il est une vérité absolue, et sans plus abondante littérature, que le Sahara n’est que le prolongement naturel et historique du Royaume du Maroc ; il n’est point occupé.
Cependant, ce sont les esprits tordus, excités et malveillants d’un voisin désobligeant qui sont inlassablement occupés par l’obsession de nuire à son royal voisin qui contrairement à cette ingratitude d’Etat, a su être aux côtés de l’Algérie lorsqu’elle était en juste combat pour sa libération.
A ce niveau, la visite du Roi à Laâyoune et les autres villes du sud du Maroc n’est qu’un exercice de souveraineté par un chef d’Etat qui se déplace souverainement dans son Royaume.
Mais quelle obstination à nuire!
Et surtout quelle conception étriquée du bon voisinage et de la géostratégie.Car autrement, comment expliquer la persistance de l’Algérie à nuire à ses relations avec un pays avec lequel elle a plus de 1800 km de frontières (fermées sauf pour les contrebandiers et les immigrés clandestins bénéficiant du concours des autorités d’Alger) et s’efforce, généralement en vain, puisque ça dure depuis 30 ans, à y soutenir le séparatisme pour installer une marionnette d’Etat fantoche avec lequel elle n’aurait que 42 km en commun.
Mais comme il est difficile à une mère de renier son enfant, Alger ne peut laisser pour compte son «Front ALGERISARIO», servile mercenaire au service et à la merci d’une République non encore guérie de ses complexes, bien qu’il soit en mal de légitimité et de reconnaissance. Rien que par souci d’objectivité, une information devait trouver trace sur les colonnes de la presse algérienne : le retrait de reconnaissance de la prétendue RASD par le Tchad qui la reconnaissait depuis 1980 avant de retrouver la raison et de soutenir les efforts de l’ONU.
Par ailleurs, la légalité internationale à laquelle nous nous attachons farouchement ne peut être traduite que par la confirmation de la marocanité du Sahara.
Que l’Algérie tire son épingle du jeu sordide auquel elle s’adonne volontiers, et l’on verra tous que la RASD n’existe que dans les têtes et les documents de ses instigateurs.
Enfin, étant étudiant marocain en France, (donc ni torturé ni manipulé) je n’aspire qu’au jour où je verrais les tronches renfrognées des responsables algériens et leur presse manipulée (le peuple algérien quant à lui est frère) et les épaisses moustaches de nain du palais du peuple à Alger, rabattues par la honte d’avoir nui à son voisin, royal et amical, et avoir sur le dos la responsabilité du déshonneur qu’il a infligé à une Algérie martyrisée depuis 1830 jusqu’à aujourd’hui.

 • Youssef Guedira
Doctorant en droit public Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne

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