Au bureau, sachez tenir tête au jeûne

Durant le Ramadan, il ne se passe pas un jour sans que votre travail ne vous fasse souffrir. C’est moins un signe de paresse qu’une affaire d’adaptation de votre santé physique et psychique au jeûne. A ce propos, tout dépend, en fait, de la fonction de chacun : travail intellectuel ou manuel.
D’après une étude réalisée par la Fondation Hassan II, six Marocains sur dix pensent que les horaires du travail ne sont pas vraiment adaptés au mode de vie au mois de Ramadan. La rentabilité professionnelle baisserait ainsi de moitié.
Fournir des efforts en faisant travailler ses neurones ou ses muscles nécessite une grande force. Le changement des habitudes que ce soit au niveau de l’alimentation ou au niveau du travail ne s’instaure pas aussi facilement surtout durant les premiers jours du jeûne. Et il n’y a pas que cette transition qui pose problème, car dans notre culture, le mois sacré est souvent associé à une période de répit.   Résultat : on somnole dans les bureaux laissant les dossiers s’entasser jusqu’à la fin du mois. La baisse de rentabilité se fait sentir graduellement au fur et à mesure que la glycémie diminue dans le sang. Plus de carburant pour pousser la « machine » !
Dans des cas exceptionnels, cet état peut entraîner de véritables catastrophes. Imaginez un chauffeur d’autobus qui somnole ou encore un pilote d’avion qui n’arrive plus à se concentrer. Cela peut entraîner de terribles accidents et la perte de vies humaines.
Aménagement des horaires et motivation des personnels s’imposent donc en règle générale pour contrer la baisse du rendement. Mais il ne faut pas oublier que le succès de cela reste intimement lié à la capacité d’organisation de chacun.
C’est sur votre santé que vous devez veiller de très près. Il faut être conscient que ce que l’on mange le soir est déterminant pour que l’on puisse fournir des efforts intellectuels ou manuels. Alors faites-y très attention en veillant à une consommation modérée des plats spécifiques au Ramadan, notamment la «harira» et les crêpes en tous genres.
Il ne faut pas privilégier la nourriture au détriment de l’eau, car cette dernière est indispensable au corps (au moins 1,5 litre). Lors du «shor», évitez carrément les plats trop copieux, car ils compliquent la digestion et entraînent l’épuisement du corps.
Il faudra réussir à adapter son organisme au rythme du Ramadan en lui fournissant des protéines, puisqu’elles sont indispensables pour contrer à l’hypoglycémie. Apprenez donc à manger calmement et avec raison et non pas avec sensation de faim. Sinon attendez-vous aux ballonnements et aux douleurs épigastriques.
La meilleure méthode à suivre, selon les nutritionnistes, est de commencer par patienter un peu, puis de manger légèrement. Attendez que la sensation de faim baisse, ensuite, mangez normalement. Aussi indispensable : le sommeil doit être suffisant, c’est-à-dire, de durée normale allant de 7 à 9 heures. Il n’y a pas de potion magique, la rentabilité au travail dépend tout simplement de vous!

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *