Belgique : un homme découvre sa femme et ses deux filles pendues

La première était âgée de 56 ans, les deux autres, respectivement de 29 et 30 ans. Les trois dames ont été retrouvées pendues dans le corridor du hall d’entrée de l’habitation. Une triple issue tragique qui, a priori, s’explique d’autant moins qu’il semblerait que ce soit avec des colliers colson que les pendaisons ont eu lieu. La notion de «délire collectif» évoquée mercredi par le médecin légiste comme raison du triple suicide qui a eu lieu à Dalhem (Belgique) mardi soir, étonne le monde psychiatrique. Trois psychiatres ne reconnaissent pas la valeur de cette appellation. Aucune définition précise n’a été avancée. Le docteur Pierre Lievens, président de l’Association professionnelle des neurologues et des psychiatres belges, est surpris par cette notion. «Un délire est normalement l’affaire d’une personne et éventuellement d’une deuxième qui suit la première. L’éventualité d’un troisième individu est étrange dans le sens où celui-ci représente une sorte de témoin de la société, de l’opinion publique», explique-t-il. Le triangle a peut-être pu mener à un délire mélancolique familial, mais la suite suicidaire lui semble exagérée. De plus, le terme «collectif» est utilisé, selon le docteur Lievens, pour désigner plusieurs personnes qui se réunissent autour d’un thème et non une famille. Le docteur Beine, également psychiatre, ajoute ensuite que le délire à deux est un phénomène connu, mais pas spécialement à plusieurs. En outre, le parquet avait annoncé mercredi matin que la mère (56 ans) souffrait de troubles psychologiques. Ses deux filles (29 et 30 ans) venaient, quant à elle, de divorcer. Le docteur Beine évoquait d’ailleurs le fait qu’un délire d’humeur ou mélancolique pouvait mener à un suicide. Enfin, selon Patrick Pierre, psychiatre à Bruxelles, le terme de «délire collectif» est assimilé à celui des sectes. Il estime cependant que l’on ne peut plus parler de délire à partir du moment où cela mène à un suicide, excepté s’il y a consommation de substances. Les conclusions sont assez semblables pour les trois experts en psychiatrie: le terme semble inconnu à la profession et il n’y a pas assez d’éléments à l’heure actuelle pour comprendre et expliquer cet acte.

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