Cases et vol d’oies sauvages

Dans l’une de ses œuvres, le célèbre peintre français du XVIIIème siècle, Chardin Jean-Baptiste-Siméon, avait illustré trois fillettes en train de jouer à l’un des plus anciens jeux de société : le jeu d’oies. Le jeu était à l’époque assez connu. En effet, l’intérêt pour les jeux remonte bien avant le XVIIIème siècle.
C’est la Renaissance qui avait marqué une étape décisive dans la réflexion sur l’intérêt éducatif des jeux, liée, bien entendu, au renouvellement des préoccupations éducatives des humanistes.
En 1534, le mot "jouet" trouve pour la première fois sa place dans un dictionnaire français et les corporations spécialisées de fabricants et vendeurs sont plus faciles à identifier.
Ce n’est qu’à partir du XVIIème siècle que la mise en pratique sur une large échelle des théories nées de l’idéal humaniste de la Renaissance verra le jour. Mais notre connaissance des jeux éducatifs de l’époque était surtout celle de l’éducation des princes et des élites en général. Le jeu de l’oie avait alors une finalité morale : celle d’apprendre à être un bon roi. Selon les historiens, les origines de ce jeu remontent à l’Antiquité. Ce sont les Grecs qui auraient inventé le jeu d’oies, devenu depuis longtemps un jeu de foyer. Il n’est pas seulement le jeu des enfants, mais aussi celui de la famille.
Comparé à d’autres jeux de société, le jeu d’oies offre, en effet, plus de distraction et ce malgré sa simplicité. En plus d’être amusant, il donne une leçon aux ambitieux en leur montrant que celui qui va trop loin peut se trouver forcé de revenir sur ses pas.
Pour jouer, il faut avoir entre 5 et 100 ans. Le nombre de joueurs varie entre deux et huit. Le jeu comprend un plateau, des pions sous forme d’oies et des dés. Les cases de plateau forment un cercle qui se termine au centre. C’est le parcours que les joueurs doivent traverser. Les règles du jeu sont très simples. Au début de la partie, les joueurs jettent les dés à tour de rôle. Le joueur qui a le plus grand score joue le premier et ainsi de suite. Sur chaque case du plateau, il y a une image souvent drôle accompagnée d’une inscription. Certaines cases vous retiennent  pendant plusieurs tours, d’autres vous demandent de reculer ou d’avancer de quelques cases. Le vainqueur est le premier joueur qui arrive à terminer le parcours. Ce jeu comporte plusieurs versions. Mais peu importe la version, le principe ne change pas. Avec un peu d’imagination, on peut même créer notre propre version du jeu d’oies. Il suffit de pendre une feuille de carton sur laquelle on dessine le parcours, quelques pions, des dés et le tour est joué. Il ne reste plus qu’à définir les cases en choisissant celles qui seront illustrées par une oie. Les cases sur lesquelles se trouve l’oie sont des cases spéciales qui peuvent faire avancer ou au contraire ralentir le joueur. Elles sont réparties de façon régulière sur la totalité du jeu. 

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