Ces emblèmes de la Palestine

Ces emblèmes de la Palestine

L’occupation israélienne en Palestine a donné naissance à une résistance nullement égalée dans le monde entier. Cette résistance était menée par le peuple mais aussi par des figures emblématiques qui ont marqué en lettre d’or le conflit israélo-palestinien. Ici, le nom qui vient sur la bouche de tous est bien Cheikh Ahmed Yassine. Fondateur en 1987 du mouvement palestinien « Hamas », Cheikh Ahmed Yassine était mis à l’oeil. Il sera sans cesse pourchassé par le gouvernement israélien. Ce dernier avait du mal à comprendre comment une personne si frêle et dont l’état de santé laissait à désirer pouvait avoir un discours fort et percutant. Un discours qui a appuyé toutes les intifadas. De ce contraste saisissant entre un corps cloué sur une chaise roulante et une vie dédiée à la lutteL’occupation israélienne en Palestine a donné naissance à une résistance nullement égalée dans le monde entier. Cette résistance était menée par le peuple mais aussi par des figures emblématiques qui ont marqué en lettre d’or le conflit israélo-palestinien. Ici, le nom qui vient sur la bouche de tous est bien Cheikh Ahmed Yassine. Fondateur en 1987 du mouvement palestinien « Hamas », Cheikh Ahmed Yassine était mis à l’oeil. Il sera sans cesse pourchassé par le gouvernement israélien. Ce dernier avait du mal à comprendre comment une personne si frêle et dont l’état de santé laissait à désirer pouvait avoir un discours fort et percutant. Un discours qui a appuyé toutes les intifadas. De ce contraste saisissant entre un corps cloué sur une chaise roulante et une vie dédiée à la lutte contre Israël, par tous les moyens Cheikh Ahmed Yassine tirait un charisme avéré et un titre de chef spirituel, qui faisaient le numéro un incontesté du mouvemen Hamas. Un mouvement qu’il avait forgé dans les années 80. L’autorité israélienne usera de tous les moyens pour le mettre sous contrôle et contrer sa résistance.
Né près d’Ashkelon, en 1936, en Palestine mandataire, Ahmed Yassine est chassé par l’armée israélienne au cours de la guerre de 1948, qui dessine les contours de l’Etat israélien. Comme bien d’autres, son village est rasé, et sa famille trouve refuge dans les camps de toile installés dans la bande de Gaza.
A la suite d’un mauvais coup reçu à la colonne vertébrale, le jeune Ahmed perd l’usage de ses membres. Il poursuit des études secondaires, qu’il prolonge par une année à l’Université du Caire, en Egypte. Il revient ensuite à Gaza, faute d’argent pour continuer ses études.
Au début des années 80, l’action d’Ahmed Yassine prendra un nouveau tour. Car, sur le terrain, la tension monte contre l’occupant. La « pacification » de Gaza par l’armée israélienne a fait long feu. Des militants islamistes, exaspérés par la prudence et l’attentisme des organisations placées dans l’orbite des Frères musulmans, rompent avec elles pour passer à la lutte armée. Pour les étudiants palestiniens, qui fondent le Djihad islamique à cette période, la réislamisation passe par la libération de la Palestine, toute la Palestine.
Sous cette pression, Ahmed Yassine, qui considérait jusqu’alors que cette libération interviendrait dans un second temps, évolue lui aussi et lance un nouveau mouvement, Majd al-Moujahidine. Il est arrêté, en 1984, pour possession d’armes par l’armée israélienne. Condamné pour la première fois à la prison, il est relâché un an plus tard.
Le virage a été pris. Le déclenchement de la première Intifada palestinienne, en décembre 1987, coïncide, à quelques jours près, avec la publication du premier communiqué d’une nouvelle organisation, le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), dont Ahmed Yassine est l’un des membres fondateurs.
Cheikh Yassine handicapé est désormais un ennemi officiel d’Israël. Un ennemi que l’Etat d’Israël voulait liquider à tout prix. Il y arrivera le 22 mars 2004. Cheikh Ahmed Yassine sera assassiné. En terminant sa prière d’As Sobh, à la sortie de la mosquée, un raid mené par des hélicoptères de l’armée israélienne a touché Cheikh Ahmed Yassine. Cette fois-ci, Israël n’a pas raté sa cible. Cheikh Ahmed Yassine est mort sur-le-champ. Il a été assassiné de sang froid par Israïl. Ni son handicap, ni son âge, n’ont empêché Israel de faire ce dont il rêvait depuis toujours, à savoir mettre fin à la vie de Cheikh Ahmed Yassine, un des emblèmes de la lutte contre l’occupation. En l’assassinant, Israel a mis fin à sa vie mais pas à la cause qu’il a mené avec le peuple palestinien.

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