C’est le moment d’arrêter de fumer !

«Tout au long du mois de Ramadan, je ne touche plus à mon paquet de cigarettes. Mais, tout de suite après, je reprends mon habitude. C’est tellement difficile de ne pas fumer », avoue Abderrahmane, cadre dans une entreprise à Casablanca. Comme lui, plusieurs adeptes de la nicotine ne résistent à la tentation qu’un seul mois par an. Une période de sevrage qui, malheureusement, n’aboutit à aucun résultat, sinon au pire. Pourtant, l’un des principes du Ramadan, c’est de permettre aux jeûneurs de prendre soin de leur santé et de corriger leurs mauvaises habitudes dont la dépendance aux excitants, notamment le tabac. Force est de constater qu’une majorité de gens oublient de préserver leur santé même lors du Ramadan. Dès la rupture du jeûne, les cigarettes s’enflamment comme pour soulager une attente qui a duré trop longtemps, entraînant irritabilité et mauvaise humeur.
D’après les statistiques du ministère de la Santé, le tabagisme concerne 17,2% de la population âgée de 20 ans et plus. Les hommes, que ce soit en milieu rural ou urbain, marquent une prévalence de 34,5%. Ce chiffre monte avec l’âge pour atteindre 42,9% chez les hommes entre 35 et 44 ans, puis commence à chuter pour les plus âgés. Aujourd’hui, ces chiffres auront certainement augmenté (statistiques de 2000) et c’est la raison pour laquelle  le tabagisme est devenu un problème de santé publique. Appuyé par la Commission internationale pour la prévention de l’alcoolisme et la dépendance à l’égard de drogues, le ministère de la Santé a annoncé que le programme d’aide au sevrage sera lancé du 30 octobre au 3 novembre.
Il s’agit d’un soutien qui sera offert à toute personne désireuse d’arrêter de fumer et dont l’objectif est d’informer les fumeurs sur les répercussions du tabac sur leur santé. Ce programme se veut éducatif puisqu’il compte parmi ses prérogatives d’apprendre aux fumeurs à mieux vivre en adoptant une nouvelle attitude mentale et gestuelle, un régime alimentaire et une cure hydrique ainsi que des exercices respiratoires. 
Ce n’est pas la première fois que le Maroc se penche sur ce problème. En 1988, un programme de lutte antitabac a été instauré. Une loi pour l’interdiction de fumer dans les lieux publics est même entrée en vigueur en 1996. Force est de constater que cette loi est restée lettre morte. Or, l’interdiction de fumer dans les lieux publics est de plus en plus débattue en Europe. La France a même prévu son application d’ici 2008 en installant des fumoirs où les adeptes de la cigarette peuvent toujours fumer, mais cette fois-ci sans mettre la vie des autres en danger.
En attendant que ça soit le cas également au Maroc, le fumeur doit savoir que l’impression de «chasser» le stress par une cigarette n’a rien à voir avec la réalité. Il ne s’agit, en fait, que de combler un besoin de nicotine, devenue une drogue pour le corps.
Une sensation qui revient toutes les 20 minutes. Pour s’en débarrasser totalement, il faudra adhérer au programme de désintoxication et surtout s’armer de beaucoup de volonté.

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