Clôture en apothéose de la fête Gnaouie

Clôture en apothéose de la fête Gnaouie

La température est montée au zénith, dimanche 29 juin, avec le concert de clôture du Festival Gnaoua et musiques du monde, un concert mené de main de maître par les musiciens de l’Orchestre National de Barbès. Ces derniers ont offert au public d’Essaouira un voyage musical entre airs populaires chaabi, reprises des Rolling Stones, et les plus grands succès de cet orchestre fondé en 1996 par des musiciens expérimentés issus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie.
«Durant 4 jours plus, de 400.000 personnes ont accueilli 550 artistes en provenance de 15 pays différents. Plus de 200 médias ont couvert la manifestation dont 70 représentants de médias internationaux, 12 chaînes de télévision et 13 stations de radio», indiquent les organisateurs du festival Gnaoua et musiques du monde qui a eu lieu du 26 au 29 juin.
La 11ème édition de cette manifestation a été marquée par l’annonce lors d’une conférence de presse d’une donation pour la réhabilitation de la Zaouia Sidna Blal. La restauration de la zaouia sera prise en charge par l’Association 12 siècles de la Fondation de la ville de Fès. «Ce projet confirme la volonté du festival de placer les Gnaoua au centre de sa vision et de participer à toutes les actions pouvant servir à renforcer les liens entre les Gnaoua des différentes régions du Maroc», soulignent les organisateurs.
Par ailleurs, tout au long du festival, des concerts comme ceux de Abdelkébir Merchane à Bab Doukkala (vendredi soir) ou de Hamid El Kasri sur la scène Bab Marrakech (samedi soir) ont confirmé l’engouement du public pour les Gnaoua qui sont les têtes d’affiche du festival. Lors d’un concert de trois heures samedi, la place Moulay Hassan fut enflammée par le maître Mahmoud Guinea d’Essaouira, qui a une fois de plus prouvé sa dimension résolument africaine par une fusion avec les Maliens du groupe Bassekou Kouyaté. La scène Méditel, située sur la plage a elle aussi, eu le succés au près du public. H-Kayne, Darga, Fez City Clan, Mazagan ont drainé tous les soirs plus de 90 000 fans de ces groupes, références musicales de toute une génération. Également, les concerts acoustiques, disséminés dans la médina, ont attiré les amateurs d’ambiances plus intimistes, «lilas Gnaouies» pour les puristes, et musiques du monde pour les mélomanes. On retiendra la forte ovation faite au groupe 3MA né de la rencontre entre Rajery le joueur de valiha malgache (une sorte de cithare), Driss El Maloumi le joueur du «oud marocain» et le koriste malien Ballaké Cissoko.
Le concert des luthistes palestiniens du Trio Joubran rejoints par le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf fut également un de ces moments d’émotions et de rencontres qui éclosent chaque année et qui font l’esprit du festival.

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