Courage, écrivons ! Le béguin

Il nous arrive, c’est rarissime, de voyager aussi dans…notre quartier. Mais, chez les autres, c’est trop difficile. Leur Wikipedia n’est peut-être pas la même que la nôtre, Tenez , le quartier libanais a plusieurs chefs. Des courants de pensée. Du confessionnel. Ils palabrent. Mais qu’est-ce qu’ils palabrent politique. Les jeunes du 14 mars contre ceux du Hezbollah. Comment est-il possible d’être contre le Hezbollah ?! Des Hassan Nasrallah, vous en connaissez beaucoup vous ? Nous non. Il est le top des top. Ses mots, sa voix, son charisme, son soutien à nos frères du Hamas. Ces jeunes fils et filles à papa hariristes, ne sont pas comme nous filles et fils à papa. Eux, non, non, on ne discute pas avec eux. Entre nous, on est polyglottes comme vous , notre anglais et arabe, sont écrits, lus et parlés, mais la vérité vraie c’est qu’on est aussi nuls et … menteurs que vous. La vérité vraie, on ne traîne pas trop dans les autres quartiers, parce que vous en connaissez d’autres des pays où il y a le makhzen ? Et nous l’essence de notre existence, l’existentialisme, on connaît maintenant (hé ne le répétez pas, on sait même que le Sartre était un gros coureur de jupons et que sa femme la Beauvoir le savait et ne disait rien) est simple : Vous. C’est plus simple. C’est réjouissant. On parle de nous chez vous. Nos chefs sont cités dans vos canards. Nos causes sont relayées par vos gazettes. Gazette, C’est vieillot, mais sympathique non ? Vos télés bidons ne parlent pas de nous. C’est un gage de crédibilité pour nous autres les révolutionnaires du Net. Encore heureux parce que comme le disait un type – hélas ( !) encore français, – André Malraux :  «à quoi sert une révolution si elle ne rend pas les gens heureux ?» Nous sommes heureux de faire la révolution dans notre quartier. Elle est quotidienne. La météo vous joue de sales tours en ces derniers jours de jeûne et de piété. Il pleut. Il pleut sur les pauvres. Les bleds retirés de votre grand bled qui va avoir son tramway et son TGV (ha). Ce sont encore les miséreux qui vont payer. Ils couleront dans la vraie vie. Et nous vous coulerons dans notre virtuelle de vie. Sadiques ? Inhumains ? Ben ainsi va la vie chez nous. Nous sommes pour la révolution permanente, comme Benicio Del Toro, le Che de David Soderbergh. Et oui, nous sommes prêts à tout derrière nos écrans. Avec Twitter c’est la franche rigolade et «comploterie». C’est quand même mieux que les SMS et moins lassant que «l’écriture». C’est sympa, parce que quand on dit des trucs super confidentiels on protège notre Twitt et vos flics n’y ont pas accès. On ouvre et on ferme quand on veut. Nous avons plein de têtes de turcs depuis quelques jours. Des commentateurs de chez nous qui s’oublient un peu trop souvent. La liberté d’accord, mais faut quand même pas brûler le feu orange Avoir le béguin pour vot’monde, et puis quoi encore? On les grille pour de vrai. Un type qui n’est pas de chez vous, mais de là où habitent certains de nos potes, c’est Brice qui n’est pas Nice, mais un gros raciste. On l’a vu et entendu sur Youtube . Et nous exigeons sa démission, sur nos blogs, dans nos commentaires, et notre Twitoma. C’est pas notre affaire dites-vous ? Rien. Nada. Vous n’avez toujours rien compris à la logique propre de notre village planétaire et à notre permanente révolution.

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