Décès du roi Fahd: le monde arabe endeuillé, les dirigeants rendent hommage à la mémoire du serviteur des lieux saints

Au Maroc, SM le Roi Mohammed VI souligne, dans un communiqué de la Maison royale, avoir "appris avec profonde tristesse et affliction la nouvelle cruelle du décès du serviteur des deux lieux saints, Sa Majesté le Roi Fahd Ibn Abdelaziz, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde et lui accorde Sa bénédiction", saluant en lui "un dirigeant et un souverain valeureux qui était uni au Maroc, Roi et peuple, par des liens de sincère fraternité". "En tant que témoignage de la part du Maroc, Roi et peuple, des sentiments de peine qu’il partage avec le peuple saoudien" suite à cette disparition cruelle, le Souverain a également "donné Ses Hautes instructions pour la mise en berne du drapeau national pendant trois jours sur les édifices gouvernementaux, les Administrations et les lieux publics, ainsi que sur les ambassades et les consulats du Royaume à l’étranger". SM le Roi a également "adressé des messages écrits à Son frère, le serviteur des deux lieux saints, le Roi Abdellah Ibn Abdelaziz, Souverain du Royaume d’Arabie Saoudite, et à son prince héritier, SAR Royale le Prince Soltane Ibn Abdelaziz, que Dieu les préserve, dans lesquels Sa Majesté exprime Ses condoléances, ainsi que celles de l’ensemble du peuple marocain".

Dans les territoires palestiniens, le vice-Premier ministre palestinien, Nabil Chaath, qui annoncé que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit se rendre mardi à Ryad pour assister aux obsèques du roi Fahd, a affirmé que "le roi Fahd était un réel ami du peuple palestinien et il le soutenait ainsi que ses dirigeants", rappelant que le défunt a joué "un rôle important pour la cause palestinienne lors de sommets (arabes) et pris des initiatives en son nom". Le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a, quant à lui, estimé que le décès est "une perte pour des millions d’Arabes et de musulmans dans le monde". En Egypte, où un deuil de trois jours a été décrété, le président égyptien Hosni Moubarak, qui a "déploré la mort d’un honorable frère et un ami cher", a estimé que l’Arabie Saoudite "a perdu un fils honorable et l’un de ses plus chers leaders, décédé après avoir beaucoup offert à son peuple, sa nation et aux causes de l’arabisme et de l’islam".
M. Moubarak a ajouté dans communiqué que "l’Histoire se rappellera des grandioses et multiples réalisations qu’il a faites au service des lieux saints, de son peuple et de sa patrie, ainsi que pour la défense des causes de la nation".

Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa, qui a annoncé le report du sommet arabe extraordinaire prévu initialement le 3 août à Charm el-Cheikh, a estimé que cette mort est "une immense perte pour la nation arabe et islamique". "Le roi Fahd a joué un rôle important pour la défense des intérêts et des causes du monde arabe, ainsi que pour la défense de l’islam", a-t-il souligné. A Amman, le palais royal a décrété un deuil de 40 jours en Jordanie et exprimé sa "profonde tristesse", qualifiant le décès du roi Fahd de "grande perte".
Le Liban a décrété un deuil officiel de trois jours et salué la mémoire du Roi Fahd pour avoir contribué à mettre fin à la guerre du Liban (1975-1990) et soutenu son économie.
Dans un communiqué, le président Emile Lahoud a exprimé sa "profonde douleur" et estimé que le décès du roi Fahd est une "grande perte" pour le monde arabe et islamique, en particulier le Liban qu’il a "constamment soutenu". De son côté, le chef du Courant du futur, le député libanais Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, a qualifié ce décès de "grande perte pour le monde arabe et islamique". Le Hezbollah a, quant à lui, rendu hommage au souverain disparu soulignant son rôle "dans l’histoire moderne saoudienne ainsi que sur la scène libanaise".

"Tous les Libanais se rappelleront de sa contribution et ses efforts pour aboutir à l’accord de Taef (conclu en 1989 en Arabie Saoudite et qui à mis fin à la guerre libanaise), précise la formation politique chiite dans un communiqué. En Syrie, le président Bachar al-Assad a estimé, dans un message de condoléances au nouveau roi, le prince Abdallah, que le "défunt souverain était un défenseur des causes arabes". Damas a décrété un deuil de trois jours. Par ailleurs, le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi a affirmé dans une déclaration au Caire que ce décès était "une grande perte pour le Yémen et la nation islamique".

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