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Monkeys : Whatever People Says I’m That’s What I’m Not

Plus besoin de vous présenter : les Arctic Monkeys qui sont considérés par la presse d’outre-Manche comme les sauveurs de l’indie-pop anglaise. Méfiance et prudence à l’égard de ce premier album, qui circulait plus ou moins sous le manteau depuis un bon semestre, s’imposaient, malgré une curiosité pleine de naïveté. L’écoute des 13 titres permet le constat suivant : si Pete Doherty ne s’était pas coincé les narines dans la blanche et s’il avait mis un peu plus de mélodies dans ses manches, il aurait peut-être sonné comme ce Whatever People Says I’m That’s What I’m Not. Un titre ironique mais qui sied parfaitement à l’album : les paroles, un brin « prolo » mais pleines de bon «sens d’estaminet», donnent à l’ensemble légèreté et équilibre. Quoi qu’il en soit, l’auditeur prend un malin plaisir à rire et «gigoter». Mardy Burn, A Certain Romance, When The Sun Goes Down et le fantastique single 5 Minutes With… sont autant de ritournelles pleines de mélodies que d’hommages à la 6 cordes.



Cat Power : The Greatest

La presse musicale adore Cat Power. Chaque album de la demoiselle provoque un torrent d’éloges et de superlatifs pour son artisanat minimaliste. Elle est devenue, malgré elle, l’égérie d’un folk lo-fi dépouillé pour urbains branchés. Mais face à ses créatures chiffonnées, on hésite parfois entre les frissons et les bâillements.
Le doute s’évapore dès les premières notes de The Greatest, le titre éponyme ouvrant l’album. Une histoire de boxeur à la dérive après s’être vu trop haut, (Asloum, c’est peut-être pour toi) un direct au cœur qui nous fait jeter l’éponge dès le premier round. Le morceau dévoile un univers moins sauvageon où des cordes et un piano osent se frôler.Car pour ce septième album, Chan Marshall (selon son passeport) ne joue plus «à la chatte de gouttière solitaire». La demoiselle a enregistré son septième album à Memphis avec deux musiciens du révérend Al Green. Résultat : ses ballades sortent moins les griffes, se laissent amadouer sans perdre leur charme revêche.



Tracks from the Story

L’épopée TC Matic (1980-1986) définitivement tatouée au cœur de l’histoire musicale de la pop belge, Arno, éternel voyageur, continue son périple musical entre bastringue bluesy et spleen poétique. Son itinéraire bégaie depuis 30 ans autour de tranches de vie livrées sans emballage, celles d’écorchés luttant contre le désenchantement au rythme d’une valse folle sur laquelle souffle le grand vent de la sincérité. A 50 ans, Arno n’est pas près de se perdre dans le mol embourgeoisement qui mène au cimetière des éléphants. Bateleur-né, le bonhomme carbure en surrégime émotionnel et coule son blues dans des claviers biscornus et des guitares cradingues. Il a travaillé avec Hoger Czukay (bassiste de Can), Craig Armstrong (de la famille du trip-hop de Bristol) ou Mario Caldato Jr (de la branche Beastie Boys), et continue d’affirmer sa passion de toujours, le blues de Robert Johnson, Lightnin’ Hopkins ou Sonny Williamson.

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