Edito

Voilà. C’est fait. SM le Roi a nommé Abbas El Fassi Premier ministre. Le poste échoit, donc, au secrétaire général du parti qui a gagné les élections. La méthodologie démocratique consolide ainsi la normalité du même nom. Il n’y a rien à redire. Félicitations. Nous rejoignons ainsi la cohorte de pays qui procède de la même manière. L’expérience démocratique marocaine — assez exceptionnelle — entre de plain-pied dans la banalisation vertueuse. Si une formation politique veut à l’avenir placer un Premier ministre, elle sait, désormais, ce qui lui reste à faire. Un vrai congrès avec un vrai débat tranché et fécond, un vrai secrétaire général fédérateur, stratège, brillant et légitime, une vraie campagne électorale propre, un vrai programme mobilisateur et séduisant, des candidats de premier choix et une vraie victoire aux élections. Le reste sera garanti par la méthodologie démocratique. Le patron appétissant de ce parti parfait s’installera naturellement à la primature. Maintenant, personne ne pourra dire, je ne savais pas, le jeu n’est pas clair ou la feuille de route n’est pas précise. Tout se joue en amont. Les bonnes ou les mauvaises choses. La victoire ou l’effondrement aux élections. La nomination ou pas d’un Premier ministre de qualité. Le processus conduisant à cette nomination étant devenu strictement technique. SM le Roi vient de donner aux partis politiques marocains les moyens de construire par eux-mêmes, sérieusement, leur avenir, et l’avenir du pays. Il revient, aujourd’hui, dans cette conjoncture expérimentale, à Abbas El Fassi et à l’Istiqlal d’inaugurer cette nouvelle formule. Pour eux, certainement, un autre rendez-vous historique avec le pays. Bonne chance.

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