Exposition à la Villa des arts : «Couleurs et impressions du Maroc»

Exposition à la Villa des arts : «Couleurs et impressions du Maroc»

Le couple Chérifa Rabeh et JP Grosse, artistes conjoints et solidaires jusque dans leurs expositions, et qui ont chacun sa vision et son approche spécifique, dévoilent l’exposition «Couleurs et impressions du Maroc», présentée du 4 au 30 septembre 2008 à la Villa des arts de Rabat. Les toiles de Cherifa, compositions florales ou paysages, sont à son image : flamboyantes et chaleureuses, généreuses et célébrant l’amour et la joie de vivre. «Quand vous voyez mes couleurs, vous comprenez tout de suite qu’elles me ressemblent. Le rouge vif, le jaune, le vert… disent tout l’amour que je porte pour la vie. Je veux vivre et communiquer ma passion au monde», avait-elle déclaré dans un article publié dans le journal le Matin.
Par ailleurs outre, la peinture Cherifa fait découvrir une autre facette de son talent avec ses céramiques. Et c’est dans la création abstraite qu’elle puise son imagination. JP Grosse, quant à lui, est fasciné par les gestes simples de la vie quotidienne, les gens ordinaires ou défavorisés. Il capture avec subtilité la dignité qui habite ses gens, une masure de paysan à l’histoire aussi riche que celle d’une Casbah ou un regard qui dit toute une vie. «Sans exotisme affiché, les paysages et les scènes de vie sont de plus en plus issus de la réalité marocaine ce qui donne une forme d’homogénéité aux nouvelles œuvres qui peuvent se lire comme un livre d’art sur le Maroc. Livre d’art et non peinture sociale ou psychologique car l’art suppose toujours une transposition, une prise de distance avec l’instantané», souligne à propos des sujets de JP Grosse, Jean Roguès, Philosophe et critique d’art qui a étudié de près les oeuvres du couple. Concernant Chérifa, il declare : «Voilà une femme à l’énergie débordante, à la sympathie pour autrui communicative: même les coincé(e)s se décoincent. Se mettant à la portée de ses interlocuteurs, elle trouve toujours la clef qui va faire sourire, parler, qui va réconcilier avec la vie comme élan vital». Ainsi, en face de quelques unes de ses toiles, le récepteur sent cette sympathie évoquée. Il est question dans ses oeuvres d’un effort d’expression et de rencontre avec l’artiste qui vous envahit. Comme si cette énergie débordante dont on parle provient d’une lutte qu’entreprend Chérifa au cours de l’élaboration de ses toiles, contre des forces particulières, des obstacles et des limites. Grande voyageuse, Chérifa Rabeh, psychologue de formation, visite de nombreux pays dont le Nigéria, où elle rencontre le peintre Jean-Pierre Grosse qu’elle épousa. Ses premières expositions sont africaines (Afrique du sud, Namibie, Botswana). Lauréat de l’Ecole polytechnique et de l’Académie Julian à Paris, Jean-Pierre peignait, dans un premier temps, durant ses heures de loisirs. Ingénieur-conseil, homme d’affaires, son travail le menait dans diverses contrées (quelque 120 pays). Depuis 2004, Chérifa et son mari passionnés par le Maroc se sont installés à Marrakech. Ils partagent ainsi leurs émotions quant à ce pays à travers l’exposition «Couleurs et impressions du Maroc».

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