Farida Benlyazid, sous le charme de la mer et de Tanger

Farida Benlyazid, sous le charme de la mer et de Tanger

La pionnière du cinéma marocain avoue être une amoureuse de la mer. «J’aime beaucoup la mer, j’aime marcher au bord de l’eau, faire un peu d’exercice, ça me redonne de l’énergie et ça m’aide à réfléchir», souligne Farida Benlyazid à ALM. Néanmoins, de vacances, Farida Benlyazid n’en a pas vraiment. Ne se considérant jamais en «vraies vacances», comme elle l’indique, l’artiste s’accorde quelques jours de temps en temps, selon le rythme de son travail.
Cette année, le grand nom de la réalisation cinématographique marocaine a quand même eu un carnet de bord assez garni. Elle a effectué plusieurs voyages tant à l’étranger (Egypte, Argentine, Chili…) qu’au niveau interne ( Ouarzazate, Fès…)
Son travail lui permet de voyager très souvent, mais pour se reposer, la réalisatrice affirme préférer être chez elle, à Tanger. Et d’expliquer «j’aime prendre mes vacances chez moi». Soulignons que «chez elle» aux yeux de l’artiste c’est Tanger, la ville blanche où elle est née en 1948.
C’est d’ailleurs dans cette ville que Mme Benlyazid a dédié l’un de plus grands succès, «Juanita de Tanger ». Inspiré de «Chienne de vie» de l’écrivain Angel Basquez, le film retrace l’histoire d’une Espagnole ( incarnée par l’Espagnole Maruena Fuentes), qui s’installe à Tanger depuis son enfance et qui est sous le charme de cette ville, à tel point qu’il sera pour elle impossible de s’en séparer au point de vouloir y mourir.
Un grand succès, oui, mais pas l’unique. Farida Benlyazid a fait de ses films de véritables chefs-d’œuvre. Traitant des sujets toujours plus variés les uns que les autres, elle a su façonner ses films et les livrer dans des moules de sincérité, de fraîcheur, de sensibilité, mais surtout de sens profond. Nous en citons quelques-uns, en vrac, «Une porte sur le ciel» qui se fait une narration d’un conte soufi reprenant la lutte d’une femme en vue de préserver son identité.
Aussi, «Ruses de femmes», qui est l’histoire de «Lalla Aïcha, fille du marchand», orpheline de mère, qui est rusée mais bardée de caprices, et qui se sert de ces deux traits de caractères pour vaincre sa bataille contre l’homme.
Sans oublier, «Casablanca, Casablanca». l’histoire de Aïcha, disparue laissant derrière elle un père que la vie n’a pas épargnée. C’est aussi l’histoire d’un quartier chaud, pauvre, et qui se débat pour survivre. Cela pour dire que Farida Benlyazid, n’aura pas ménagé ses forces pour faire passer à travers ses films des messages francs et libérés à qui saura les décrypter.

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