Fatimazzahra Laâroussi : «C’est par pur hasard que j’ai tenté l’expérience de la télévision»

Fatimazzahra Laâroussi : «C’est par pur hasard que j’ai tenté l’expérience de la télévision»

ALM : Comment s’annonce l’été pour Fatimazahra Laâroussi ?
Fatimazzahra Laâroussi : La saison s’annonce assez riche en activités. J’ai participé à un grand nombre de festivals sur le plan national et international. J’ai effectué une belle tournée au Maroc que cela soit aux provinces du Sud ou sur les côtes de l’océan Atlantique. Ces événements me donnent un nouveau souffle. Rencontrer le public de près et communiquer avec lui ne peut être que bénéfique pour l’artiste. Personnellement, je ne cesse de toucher l’amour de mon public. Chaque instant passé à ses côtés me procure bonheur et joie.

Allons-nous vous voir sur le petit écran en ce mois de Ramadan?
En effet, je serai présente, sur nos chaînes nationales, durant ce mois sacré. j ’ai tourné à cette occasion trois émissions de variétés musicales ainsi qu’une capsule comique dans laquelle je serai invitée. L’animateur de l’émission me fera subir un interrogatoire. C’est une interview humoristique qui dévoilera certains aspects de ma personnalité.

A quand un nouvel album?
Je suis actuellement en cours de finalisation de cet opus qui comprendra huit titres marocains. De même, je viens d’enregistrer «Blad Al Maghrib Habitha» qui fait partie d’une opérette, objet d’une tournée nationale et internationale. Je joue, dans cette opérette, le rôle d’une touriste qui découvre les atouts du Maroc et chante sa beauté pittoresque.

Selon vous, qu’est-ce qui entrave la promotion de la chanson marocaine ?
La chanson marocaine souffre toujours du manque de production. En tant qu’artistes nationaux, nous avons du mal à gérer de nos propres frais la production des albums. D’autant plus que la tendance nous oblige de produire en parallèle des clips. Vu les moyens financiers dont nous disposons, on ne pourra pas égaler la qualité des œuvres orientales.

Pourquoi n’avez-vous pas intégré une maison de production arabe ?
J’ai eu beaucoup de propositions, dans ce sens, que j’ai déclinées. A vrai dire, mon refus était relatif aux conditions imposées par ce genre de contrat. En tant qu’artiste marocaine, les clauses m’étaient inconvenables. Je ne veux pas être à la merci de qui que ce soit. Car, j’ai travaillé dur pour imposer mon nom sur la scène artistique et gagner la confiance du public.

Quel bilan faites-vous de votre parcours ?
Je suis satisfaite de ma carrière, mais il y a encore un long chemin à faire et donc il me reste beaucoup de choses à concrétiser. Même en étant en «auto-production», j’ai réalisé d’importantes performances artistiques. Grâce à ma polyvalence et mon plurilinguisme, j’ai réussi à glaner plusieurs titres en l’occurrence «Zahrat Tarab». De même, plusieurs hommages m’ont été rendus. Cela me fait énormément plaisir, car j’ai pu jouir de ce succès de mon vivant et à un très jeune âge. De plus, cela me pousse à donner le meilleur de moi-même et rester au même niveau de prestation.

Comment réussissez-vous à concilier entre votre vie privée et votre carrière artistique ?
Il est vraiment dur de concilier entre les deux. Surtout avec la naissance de ma fille, âgée de 4 ans et demi, les choses se font de plus en plus difficiles. Je fais de mon mieux pour être à ses côtés, et ce en réduisant mes absences et allégeant mes séjours à l’étranger. Dans ce sens, je tiens à remercier fortement ma mère pour sa disponibilité. Elle n’hésite à aucun moment de venir de Fès pour prendre soin de sa petite-fille. Par la même occasion, je salue l’engagement de mon mari, son soutien et sa compréhension. Il est toujours présent pour moi. Il est par excellence mon conseiller artistique.

Votre fille suivra-t-elle vos traces ?
Ma fille est une vraie mélomane. Elle adore les chansons classiques en particulier les titres français. D’ailleurs, elle m’a accompagnée sur scène en 2005, précisément au Festival des musiques sacrées de Fès, Festival de Rabat, Festival de Tanger et même lors de la finale de «Challenger». J’étais, en ce moment, enceinte d’elle. Elle commencera prochainement des cours de piano. Je pense qu’elle me volera la vedette un de ces jours. (Rires).

Entre chanteuse et actrice, quel profil vous convient le plus ?
Je suis avant tout chanteuse. C’est par pur hasard que j’ai tenté l’expérience de la télévision et de la publicité. Grâce à ce passage, j’ai pu élargir le nombre de mon public. J’ai été vraiment surprise par le succès que j’ai rencontré dans ce sens. Au début, j’hésitais de franchir le pas. Je procédais étape par étape mais les échos positifs m’ont poussée à donner davantage dans ce créneau. Cela va aboutir à d’autres projets publicitaire et cinématographique dont une comédie musicale à laquelle je participerai prochainement.

Vous serez aussi au casting d’une production maghrébine.
Je participerai à une sitcom libyenne aux côtés de plusieurs actrices maghrébines. J’ai établi le contact avec les producteurs de cette réalisation lors de mon concert en Libye, à l’occasion du congrès des ministres maghrébins de la Culture. Le tournage débutera après le Ramadan.

Vous êtes également une artiste engagée.
Effectivement. Je réponds toujours présente aux œuvres sociales et humanitaires. En plus de ma mobilisation effective, je déploie mon art pour la bonne cause. De ce fait, j’ai produit et interprété des chansons en faveur des peuples palestinien et libanais comme j’ai enregistré dernièrement une chanson intitulée «Nidae min al qalb» que j’ai dédiée à la Ligue marocaine pour la protection de l’enfance.

Loin des projecteurs, où s’évade Fatimazzahra ?
Je m’évade dans mon nid familial, dans la lecture, la danse et le voyage. Aussi dans ma cuisine, car j’aime prendre soin de ma petite famille et lui préparer des petits plats.

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