Fayrouz : La grande dame de la chanson orientale

Fayrouz : La grande dame de la chanson orientale

Fayrouz, de son vrai nom Nouhad Haddad, est issue d’une  modeste famille, et passionnée très tôt pour le chant. Ses parents sont très pauvres pour s’offrir le luxe d’une radio. Alors elle passe la plus grande partie de son temps à écouter les chansons en collant ses oreilles au mur de la voisine qui a une radio.
Nouhad apprend vite les chansons qui la hantent et en interprète quelques unes à l’occasion des fêtes organisées par son école. C’est là qu’elle a séduit ses camarades. Fayrouz a débuté sa carrière musicale en 1947. Elle participait à la chorale de Mohamed Feleifel. Elle fut présentée à Halim Elroumi qui dirigeait la radio du Proche-Orient «Mahattat Ach-Chraq Alladna» créée en 1942 pour soutenir la politique des alliés dans les pays arabes. Halim Elroumi l’auditionna avec des chansons de Farid Al Atrach et Asmahan. Il lui ouvrit les portes de la radio et croyant en son avenir, il composa pour elle des chansons.
Halim Elroumi lui a trouvé un surnom Fayrouz, qui signifie «turquoise». Elle rencontre les deux frères Rahbani, qui étaient les compositeurs de la musique arabe classique. La turquoise s’est mariée en 1954 avec Aisa Al-Rahbani et  a eu quatre enfants. Son mari et son frère Mansour prennent en charge sa carrière musicale en composant pour elle des chansons modernes. En 1955, Fayrouz a chanté «Nous retournons», c’est la première chanson dédiée à la Palestine. Cette chanson est reprise par la radio égyptienne «Saout-Al-Arab». Elle chante nom seulement le Liban mais aussi la Palestine, la Syrie, sans renier d’ailleurs ses origines chrétiennes qu’elle exprime dans un grand  nombre de chants religieux pour Pâques et Noël.
En 1956, Fayrouz a rencontré Oum Kaltoum et Mohamed Abdelwahab qui a écrit pour elle des chansons. Elle fait des tournées dans l’ensemble du monde arabe et aux Etats-Unis. Après la guerre  de six jours, la célèbre  diva a chanté «Oh Jérusalem». En 1957, elle a inauguré le festival de Baalbek où pour la première fois, elle a rencontré le public en plein air, sur des planches installées au pied des gigantesques colonnes du temple romain. Elle a remporté un tel triomphe qu’on la surnomme aussitôt la septième colon Fayrouz a chanté son pays après la guerre de 1982 : «Je t’aime, mon pays, le Liban». En 1994, Fayrouz a chanté devant un public enthousiaste de 400.000 personnes. Elle a chanté dans des films comme «La passion du Chris» de Mel Gibson, et dans une  quinzaine de pièce de théâtre.
Au-delà de sa voix exceptionnelle, Fayrouz est un symbole du Liban authentique, parce qu’elle est une figure reflétant son unité, car elle a contribué à son rayonnement artistique dans le monde. La jeune génération lui voue une  grande admiration et un respect immense.

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