Festival : Imilchil s’ouvre sur le monde

Festival : Imilchil s’ouvre sur le monde

La 5 ème édition du Festival des musiques des cimes clôture en beauté. Organisé du 23 au 25 août sous le signe de la promotion du tourisme de montagne, cet événement reste fidèle à son objectif : contribuer au développement économique des localités enclavées d’Imilchil tout en préservant l’authenticité et les valeurs sociales et culturelles de la population de la région est un défi de taille qu’a tenté de relever le Centre Tarek Ibn Zyad.
D’édition en édition, le Festival des musiques des cimes réussit, certes lentement mais sûrement, à donner à cette rencontre culturelle et musicale une dimension internationale comme en témoigne la participation de troupes folkloriques et musicales de pays européens. Ainsi, la participation étrangère à cette rencontre culturelle a été assurée cette année par les troupes Erasmo Treglia d’Italie et Daniel Romero d’Espagne.
On retiendra également la présence de troupes folkloriques marocaines avec les danses d’Ahidous des Ait Hdidou, Aït Atta et Ait Merghad qui ont durant trois soirées fait vibrer les nombreux visiteurs venus pour l’occasion apprécier les traditions ancestrales orales de la région. Mais le moment fort du festival a été le spectacle donné dans la soirée du vendredi par le grand artiste Mohamed Rouicha.
Ce festival a contribué à travers ses précédentes éditions à l’édification progressive d’une nouvelle économie de la région. Il a ainsi contribué à jeter les jalons du développement et de l’ouverture de cette région montagneuse isolée, mais qui dispose d’atouts pouvant faire d’elle une destination touristique des plus prisées.
Par ailleurs, le Festival des musiques des cimes d’Imilchil s’est assigné pour objectif majeur de servir de point de rencontres aux échanges artistiques et culturels. Ce fut l’occasion pour le public marocain et étranger d’apprécier un aspect authentique de l’art populaire marocain. Cette rencontre culturelle et musicale riche en significations a contribué au fil des années à donner un nouveau souffle au célèbre Moussem des fiançailles d’Imilchil. Cette cérémonie traditionnelle des fiançailles s’est déroulée jeudi au souk juxtaposant le mausolée de Sidi H’mad Oulmaghani, en présence du secrétaire général de la province d’Errachidia et des représentants des autorités civiles et militaires ainsi que des chefs des services extérieurs.
Une vingtaine de couples ont conclu l’acte de mariage dans la pure tradition et ont eu droit chacun à une aide financière.
Pour certaines tribus en l’occurrence les Ait Hdiddou, le Moussem d’Imilchil n’est pas un simple événement culturel mais un rassemblement à triple vocation: commerciale, sociale et religieuse. Ainsi, les tribus de la région ont profité de cette occasion pour se rencontrer, s’approvisionner en blé, en orge et vendre leur bétail. Comme le veut la tradition, au troisième jour du festival, les mariés doivent se rendre aux lacs d’Isli et de Tislit pour une visite traditionnelle. Selon la légende, un jeune homme s’est marié avec une jeune fille alors que leurs parents s’étaient opposés à leur union. Les jeunes mariés ont pleuré toute la nuit et leurs larmes ont donné naissance aux deux lacs baptisés Isli et Tislit.
Le Moussem des fiançailles d’Imilchil célèbre l’histoire de cet amour tragique qui restera à jamais gravé dans la mémoire des lieux.

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