France : découverte d’un cadavre dans un congélateur

Mardi matin, 3 rue Vibert, dans le 6e arrondissement. Les enquêteurs sonnent longtemps au 5e étage. En vain. La porte s’ouvre enfin lorsque le serrurier se met à l’œuvre. Une femme apparaît en criant : «N’avancez pas, n’avancez pas». Les policiers investissent l’appartement. Face à eux, elle lâche un curieux présage en guise de reddition : «Vous allez trouver quelque chose». Dans la cuisine, un congélateur. Au fond, le corps d’un homme. Caché par des plastiques, habillé, recroquevillé. Un congélateur sans autres produits, mué en sarcophage. Selon toute vraisemblance, il s’agit de Jean-François Poinard, 71 ans, restaurateur à la retraite. Son identification formelle doit attendre les résultats d’une autopsie qui ne pourra avoir lieu avant 48 heures, compte tenu de l’état gelé du corps, au visage caché par une position fœtale. Guylène Collober, âgée de 51 ans, sa concubine, a été immédiatement placée en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle de la police judiciaire.
Le couple vivait dans cet immeuble depuis cinq ou six ans. Plusieurs témoins évoquent des tensions entre la quinquagénaire sans profession et le septuagénaire à la retraite. «A une certaine époque, on entendait des bruits de dispute», raconte un voisin. «L’une des dernières fois où j’ai vu le monsieur, il avait un œil au beurre noir», dit même la gardienne. Elle pensait que l’absence de Jean-François Poinard résultait d’un divorce. En réalité, l’homme ne donnait plus signe de vie depuis un an et demi, date probable d’un sort funeste. Personne n’avait signalé sa disparition. Tout a basculé la semaine dernière. Un soir d’ivresse, Guylène tient d’étonnants propos à sa propre fille. Elle laisse supposer qu’il est arrivé quelque chose de grave à Jean-François. Tourmentée par ces sinistres confidences, la jeune femme décide de s’en ouvrir à la police. Rapidement, la PJ épluche les comptes bancaires et les dossiers administratifs du retraité. Issue fatale d’une maltraitance contre le retraité ? Il est trop tôt pour s’avancer. Aux premières heures de sa garde à vue, la concubine aurait livrée une version «alambiquée» de l’affaire.

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