France : le martyre d’un enfant de trois ans jugé aux Assises

Le couple comparaît pour «violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de 15 ans par ascendant ou par personne ayant autorité sur la victime». Nathan est mort le 19 août 2006. Son corps avait été transporté dans un petit sac de sports à roulettes, avant d’être retrouvé sommairement enterré en mai 2007 dans un bois de Villars-sur-Var (Alpes-Maritimes), à proximité du lieu où la famille vivait, avant de déménager à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Pendant l’instruction, le père, Emmanuel Maertens, et sa compagne, Nathalie Dahon, n’ont eu de cesse de se renvoyer la responsabilité des coups portés à l’enfant. Le couple faisait l’objet depuis décembre 2006 d’une enquête de la gendarmerie à la demande du parquet de Digne, alerté par les services sociaux du Conseil général des Alpes-Maritimes, à qui cette famille avait été signalée pour des faits de maltraitance. Les enquêteurs n’avaient trouvé que deux enfants, alors qu’ils en cherchaient trois, le père ayant également une fillette de cinq ans et un garçonnet de quatre ans, à l’époque des faits. Il avait d’abord prétexté un enlèvement de la famille de la mère biologique, sur un marché de Nice, et soutenu qu’il n’avait pas déposé plainte par peur de représailles. Une information judiciaire avait dès lors été ouverte pour disparition inquiétante. L’autopsie de l’enfant, réalisée tardivement, permettra néanmoins de mettre au jour une double fracture du bras droit et des traumatismes crâniens multiples pouvant être à l’origine du décès. Versés au dossier, les témoignages des voisins sur les marques de coups que portaient les trois enfants sont accablants. Le couple comparaît détenu. La mère et la grand-mère de Nathan se sont constituées parties civiles au dossier. Le procès doit durer jusqu’à vendredi.

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