«Ghninou» : «Avec des percussions étrangères, le rythme marocain prend une autre dimension artistique»

«Ghninou» : «Avec des percussions étrangères, le rythme marocain prend une autre dimension artistique»


ALM : Pouvez-vous décrire votre parcours artistique ?
Ghninou : Depuis mon enfance, plus exactement dès l’âge de 14 ans, tout en poursuivant mes études secondaires, j’ai commencé mon parcours musical en compagnie de mon frère ainé. Même si je devais m’occuper de mes études et considérer mon talent de percussionniste comme un simple loisir, de fil en aiguille je me suis  retrouvé un vrai passionné de la percussion. Finalement, j’ai abandonné mes études au lycée, à l’âge de 16 ans, et j’ai commencé mon parcours en tant que professionnel des rythmes.
Mes premiers pas en tant que percussionniste étaient avec mon maître Mohamed Asri. Par la suite, Aziz Lachab m’a rencontré à Rabat, en plus de plusieurs professionnels marocains de la musique lors d’un enregistrement à la Radio marocaine. M. Lachab m’a donc proposé d’accompagner les artistes les plus illustes. Mon premier spectacle en tant que professionnel a eu lieu avec la grande chanteuse Latifa Raafat en Algérie. Depuis, j’ai accompagné plusieurs grands noms, notamment Hayat El Idrissi, Naima Samih, Fouad Zbabi et Samira Bensaïd.

Pourquoi avez-vous pensé à former votre propre orchestre au lieu de rester l’un des solistes les plus sollicités par les artistes marocains ?
Je suis soliste depuis l’année 1978, je peux jouer à toutes les percussions sans exception. En 2006, j’ai formé mon orchestre qui se distingue par un rassemblement de percussions en provenance de pays étrangers, principalement le Brésil mais tout en préservant les rythmes marocains populaires. Je chante en jouant les différents rythmes de toutes les régions du Royaume. Je crois qu’avec des percussions étrangères, le rythme marocain prend une autre dimension artistique. Mon orchestre a eu le succès grâce à cette idée, notamment lors de la 44 ème édition du Festival national des arts populaires (FNAP).

Quelles sont vos impressions sur le Festival national des arts populaires ?
Cette année, j’ai participé pour la première fois au FNAP à Marrakech, et je suis ravi de pouvoir rencontrer le public marrakchi qui a une grande affinité avec la chanson populaire. Je félicite les organisateurs de ce festival qui a pris de l’envergure de part son esprit visant la conservation de notre patrimoine populaire.

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