Guercif, capitale des olives

Guercif, capitale des olives

La ville se trouve dans un point stratégique presque à mi-chemin entre la ville d’Oujda à l’Est du Maroc (Oujda-Guercif,160 km) et la ville de Fès au Centre du Maroc (Guercif-Fès,180 km) sur la route nationale numéro 6. Au nord de Guercif, on trouve la ville de Nador à 135 km et au sud se trouve la ville de Missour à 170 km sur la route nationale numéro 15. De point de vue administrative Guercif liée à la province de Taza.
Le nom de «Guercif» remonte à plusieurs histoires. La première revient à l’époque où les arbres  de cette ville avaient des feuillets rassemblant à des épées. L’autre revient à l’époque d’Al Addarissa, après l’assassinat du Moulay Idriss Ibn Abdellah par Jarir Chamakh qui s’est enfui  et a été attrapé par  El Hajib Al Moulay Idriss qui lui a coupé la jambe. Ce qui a engendré cette appellation en arabe «Jer Essiyf». Une autre histoire dit que ce nom est d’origine berbère.
La ville de Guercif se caractérise par un climat semi-aride, avec des faibles précipitations ne dépassant pas 185 ml. Elle bénéficie d’une terre fertile  lui assurant une grande richesse agricole. Deux grands oueds traversent cette ville, à savoir : Oued  Melelou et Oued Moulouya. La principale activité agricole de Guecif est l’exploitation des olives. Ce secteur connaît un grand développement, car il constitue la ressource fondamentale des agriculteurs, ce qui a entraîné une augmentation de la surface cultivée. En parallèle, à cette activité, il y a l’élevage du bétail, la culture de l’orge et du blé et les légumes. L’olivier est l’arbre le plus abondant au niveau du cercle de Guercif et son nom scientifique est : Oulfa Eurodea, car il résiste au climat sec. Il donne les fruits cinq ans après son plantation ou après trois ans grâce aux techniques modernes de l’évolution scientifique. Par ailleurs, cette ville manque encore des infrastructures touristiques. Mais cela n’empêche pas son rayonnement.  Aux alentours de cette cité, il existe des zones touristiques à visiter, on peut citer à ce niveau : Casbah Msoun : située à 50 km à l’ouest de Guercif. C’est le plus ancien monument historique de la ville. Et à 86 km, vous trouvez le  Parc National de Tazekka. Cet espace  s’insère dans un remarquable circuit touristique de 76 km qui commence à partir de la ville de Taza, traversant une faune et une flore exceptionnelles (cascades, grottes, grandes étendues oiseaux,…). En outre, le folklore de la région de Guercif diffère d’une commune à l’autre. Berkine se caractérise par un folklore amazigh et les autres communes  ont un folklore arabe. Elles gardent les empreintes du folklore traditionnel marocain. Les Chiouks (maîtres) qui sont les dépositaires de la tradition, animent les festivités dans les villages (mariages, baptêmes, Festival d’olive et autres fêtes). Ils se font accompagner d’instrument de musique comme le Bendir. Ils chantent des poèmes antiques, des textes religieux et le vécu quotidien sur des airs joyeux ou mélancoliques de la flûte. Dans la région on a trois types de danses principales : Danse avec tambour et trompette, qui est la plus connue au Maroc oriental. En plus des autres danses, El Alaoui, Nhari  et Takouria. Ces danses se font par les mouvements du pied, les épaules et les mains, qui sont accompagnées par les rythmes du tambour. Cette région possède plusieurs groupes de fantasia appelés Goums, auxquels s’ajoutent les groupes de Bardias uniques en leur genre au Maroc. Les Bardias -Guerriers à pied armés de fusils- exécutent des mouvements de va et vient et finissent en un cercle au milieu duquel ils font tonner leur baroud (poudre).

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