Haj Youness : «Je suis un mordu de montres»

Haj Youness : «Je suis un mordu de montres»

«Ma montre…C’est ma passion», affirme  Haj Youness. Pour ce virtuose du luth, la montre est loin d’être un simple accessoire. Épris par le charme des horlogeries portatives, Haj Youness a commencé à les collectionner depuis son plus jeune âge. «Je dispose de 45 montres. Je suis un véritable mordu», confie l’artiste à ALM. Une passion qui s’est développée progressivement avec le temps. «Grâce à feu Abderrahim Sekkat, j’ai adopté cette manie», a-t-il déclaré.  Et de poursuivre : «Je lui suis redevable pour cette habitude qui même si elle a commencé à s’estomper avec le temps, elle englobe en elle une histoire particulière». En effet, ses chroniques avec les montres sont innombrables. Pour une simple raison, Haj Youness succombe facilement au charme de cet accessoire.
Face aux montres, il ne peut remettre ses pendules à l’heure.  Le «tic-tac» et les rotations des aiguilles l’ensorcellent. «À chaque fois que je voyais une montre au poignet d’une quiconque personne, je courais inconsciemment l’aborder sans même la connaître. La première phrase que je plaçais en cette circonstance est : puis-je examiner votre montre ?», se rappelle Haj Youness. Par ailleurs, le musicien n’oubliera jamais une situation hilarante dont il a été sujet à cause d’une montre. «A mon adolescence j’ai croisé un jour un non-voyant en détresse dans une ruelle du quartier Derb Sultan. M’inquiétant à son sujet, je lui ai proposé de l’aide. En contrepartie, il m’a accusé de lui avoir voler sa montre devant tous les habitants du quartier. Je n’oublierai jamais ce jour», annonce-t-il. En évoquant cette anecdote, l’artiste se trouve aspirer par un tourbillon qui l’engouffre dans un boîtier de souvenirs. «Ma première montre, je l’ai eu à l’âge de 15 ans. C’est mon père qui me l’avait offerte», précise Haj Youness. À l’occasion de sa réussite scolaire, il a pu jouir pour la première fois d’une montre. Bien qu’elle coûtât à peine 60 DH, sa valeur était démesurée. «Je ne savais quoi faire avec ma montre», affirme-t-il  en riant. «Ce fut une grande joie de la porter. Je ne voulais pas qu’elle passe inaperçue», se remémore-t-il. Loin d’être «un m’as-tu vu», le petit Youness se retroussait inconsciemment la manche pour que sa montre soit visible à tout le monde. Tantôt à gauche tantôt à droite, il ne savait pas à quelle «main» se vouer. «Je suis même allé jusqu’à  imiter Abdelouhab Doukkali dans son port de montre», révèle innocemment Haj Youness. Pour cet artiste, la montre revêt une autre dimension. Il la considère comme un moyen de gratification et de reconnaissance. Pour cette cause, il peut facilement s’en détacher. «C’est avec un immense plaisir que j’offre mes montres aux autres». Ces personnes ne sont pas n’importe qui. Le cadeau fétiche est attribué, spécialement, aux gens qui lui sont très chers. Les montres, actuellement, il en a de toutes les marques. Des Piaget, Longine, Citizen et autres ont orné son poignet. Pour cet accessoire aucun n’obstacle ne le décourage. Cet adulateur de montre s’est déplacé en France, simplement pour réparer sa montre Rolexe.
À l’heure actuelle, Haj Youness chérit deux montres. La première, une Guess, lui a été offerte par son épouse à l’occasion de son anniversaire. «C’est une montre habillée que je porte lors des soirées et des occasions officielles», précise-t-il. Quant à la deuxième (Citizen), il a pour elle une pensée singulière. Cette montre «casual», lui a été offerte par Aziz Blal, une semaine avant son décès en 1983 lors d’un mystérieux incendie d’hôtel aux Etats-Unis. Depuis cette date, Haj Youness la porte régulièrement.

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