Hanane Ibrahimi : «Je n’accepterai jamais le rôle d’une prostituée dans un film étranger»

Hanane Ibrahimi : «Je n’accepterai jamais le rôle d’une prostituée dans un film étranger»



ALM : Vous n’êtes pas présente dans le menu ramadanesque de nos deux chaînes nationales. Quelles sont les raisons de cet absence ?
Hanane Ibrahimi : Vous savez, moi, je n’accepte pas n’importe quel rôle. Ils m’on appelée pour jouer dans des productions pour le mois sacré du Ramadan, mais je n’étais pas satisfaite du niveau des rôles qu’on m’a proposés.

Votre dernière apparition était dans «Ouled L’Blad. Comment avez-vous accepté de jouer avec Mohamed Ismaïl ?
D’abord, c’était un plaisir pour moi de travailler avec le réalisateur Mohamed Ismaïl dans son dernier film Ouled L’blad. Ce film traite de la problématique du chômage des cadres au Maroc. Le réalisateur décrit le parcours de trois jeunes diplômés d’une université marocaine qui se trouvent sans emploi après l’obtention de leurs diplômes.

Quelles sont vos relations avec Mohamed Ismaïl ?
Mohamed Ismaïl et moi avons travaillé ensemble plusieurs fois. Ainsi, il connaît bien mon caractère et je connais bien le sien. À chaque fois qu’il a un projet, il pense toujours à moi. Il me donne un rôle, qui certes n’est pas principal, mais qui me convient. C’est le cas dans Ouled L’blad. J’ai joué un petit rôle mais qui est important dans la dramaturgie et l’histoire du film. C’est l’histoire d’une jeune diplômée au chômage. Une fille qui tient fermement à ses principes. Une fille qui ambitionne de réaliser ses rêves et qui milite dans ce sens. Elle défend les droits des diplômés au chômage. A un certain moment, cette fille va renoncer à ses principes et va immigrer vers un pays du Golfe. Elle se trouve ainsi devant un dilemme. Il faut qu’elle travaille et par la même renoncer à ses principes en tant que femme cultivée et libérale. C’est un rôle qui m’a beaucoup plu. En plus, les membres de l’équipe de Mohamed Ismaïl sont homogènes. C’était vraiment une fierté de jouer à leur côté. Il y a également le film «Mémoire d’argile», long métrage de Abdelmajid Rchich, dans lequel je joue un petit rôle. C’est Souad Hamidou qui joue le rôle principal dans ce film. Je parais de temps en temps dans ce film car la mère souffre de la sollitude notamment en raison de la mort de ses parents.

Vous êtes également sur un nouveau projet. De quoi s’agit-il?
À part «Mémoire d’argile», j’ai une toute petite participation dans le long-métrage de Driss Mrini sur la vie du footballeur Larbi Ben M’Barek. Pour moi, c’était vraiment un honneur de participer dans ce film qui rend hommage à la «perle noire». Même si mon rôle dans ce film était très petit, il m’a beaucoup plu. J’ai apprécié le fait d’être l’un des personnages qui ont rencontré Larbi Ben M’Barek même par hasard, étant donné que je suis fan de ce monsieur qui a beaucoup donné au football national. Concernant la pièce de théâtre «Naker Lhssan» dans laquelle ont participé Abdellah Didane, Dounia Boutazout, Mohamed Louerradi et réalisée par Hassan Ammouch, j’ai joué cette pièce avec plaisir. A chaque fois qu’on m’appelle pour participer à un spectacle cela me rend très heureuse.
En plus, les acteurs qui ont participé à cette pièce sont tous des amis que j’aime bien. Deuxièmement, à chaque fois qu’on a une représentation, le rôle que je joue dans cette pièce est un défi pour moi, car je joue deux rôles dans cette pièce. Le premier est celui de Bahia, une jeune fille très sage, sûre d’elle et qui a des principes et le second rôle est celui d’un homme.

Peut-on un jour vous voir dans le rôle d’une prostituée dans un film étranger ?
J’ai déjà joué le rôle d’une prostituée marocaine en Belgique pour une production belgo-marocaine. C’étais dans le court-métrage «Loin des yeux» qui parle d’une fille qui se prostitue en Belgique. Je n’ai pas de problème de jouer ce rôle pour un film marocain. Mais, si je reçois une demande de la part d’un réalisateur étranger ou arabe pour jouer ce rôle, je ne l’accepterai jamais. Je suis très nationaliste. C’est vrai que les femmes marocaines sont mal vues, mais moi je ne vais pas confirmer cela à travers ce genre de rôle dans les films. Je veux toujours donner une belle image sur les femmes marocaines. Prenons l’exemple du film de «Al Bahitat Ani Al Houriya» d’Ines Dighidi, qui parle de l’histoire de trois filles de pays différents, dont la Marocaine Sanaa Mouziane qui a incarné le rôle d’une prostituée. Je me suis dit n’y a-t-il que des Marocaines pour jouer le rôle d’une prostituée ou quoi ? ! Il y a des femmes marocaines médecins, avocats, journalistes…. et pas que des prostituées.

Que pensez-vous du rôle de Sanaa Akroud dans «Chahrazad» ?
Sanaa Akroud c’est une très bonne actrice. J’ai vu le film. Je n’ai pas trouvé les mots pour décrire mon admiration pour l’interprétation de son rôle au point que je n’ai pas senti qu’elle est marocaine. Elle a très bien incarné le personnage du film. Finalement, ce sont des choix. Chacun de nous est libre de faire ce qu’il veut.

Quelles sont vos destinations préférées pour vos vacanaces ?
Je suis très passionnée pour les voyages. J’aime les pays de l’Amérique latine. Dernièrement, j’étais à Cuba. C’était un voyage merveilleux. J’aime aussi le sud de l’Espagne.

Est-ce que vous avez réalisé vos rêves ?
Non ! Je n’ai pas encore réalisé mes rêves notamment sur le plan personnel. Au niveau professionnel, je suis satisfaite de mon parcours sans oublier de dire qu’il faut toujours du travail pour améliorer mon niveau. Dans ma vie privée, je veux être une maman dans un foyer stable et un esprit stable aussi.

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