Hassan Akesbi, la légende vivante du foot

Hassan Akesbi, la légende vivante du foot

Hassan Akesbi  a commencé à jouer  au ballon très jeune. A Dar Al Baroud au quartier Sania, un des quartiers populaires de Tanger, il courrait dans tous les sens pour garder son ballon. «J’étais très doué, vous savez ? Et pour évoluer dans le football, j’avais toujours besoin de mes camarades. Le football est un jeu collectif et cela le rend plus attrayant», confie l’ex-joueur national.
L’histoire de Hassan avec le foot n’a pas été toute rose. Au tout début, ses parents lui ont quasiment interdit de jouer au football le contraignant ainsi à le faire en cachette dans les rues et sur la plage de Tanger. Il avait le ballon dans le sang et personne ne pouvait arrêter ce talentueux joueur qui s’est très vite lancé sur le chemin du professionnalisme. «J’ai commencé à jouer au football au club de Sevillana, qui était lié au club de deuxième division espagnole l’Union sportive espagnole de Tanger, dès l’âge de 14 ans. Les responsables du club espagnol ont dû falsifier mon âge pour que je puisse signer mon contrat d’engagement au sein de ce club», avoue ce fou du football.
Au cours de la saison 1949-1950, il a participé au championnat régional  de la fédération de Madrid. Une compétition qui regroupe les villes du nord, occupées, à l’époque, par l’Espagne.
La saison suivante (1950-1951), Hassan Akesbi a été transféré au club de Barcelone, alors qu’il n’avait que 16 ans. Les parents de l’international marocain n’ont rien voulu savoir l’obligeant à poursuivre sa scolarité au collège Moulay Youssef à Rabat. Pour eux, le football n’était pas synonyme d’avenir. «A cette époque, tout le monde parlait de Hassan Akesbi et cela m’a permis, une fois à Rabat, d’intégrer le club du FUS où je suis resté de 1951 à 1955»,  se rappelle-t-il.  Durant la saison 1953-1954, Hassan Akesbi est sacré premier buteur. Il jouait en tant qu’avant-centre. Au cours de la même année, «Le petit Marocain» l’a désigné comme meilleur buteur et on lui a accordé une prime et une coupe.
 A l’époque où il jouais au FUS, Hassan Akesbi était devenu le grand chouchou du club. A l’âge de 17 ans, il a été sélectionné pour intégrer l’équipe nationale de football. En 1955, le club français de l’Olympique de Nîmes le sollicite. Soutenu par feu Cluso, l’ex-entraîneur national, il a signé son contrat et est resté dans ce club de 1955 à 1962. En France, son talent ne s’estompe pas. Tout au contraire, Hassan Akesbi est tout aussi brillant, puisqu’en 1959, il a été sacré  premier buteur dans l’Hexagone. Il a été plusieurs fois 2ème et 3ème au classement général en France.
Hassan Akesbi n’a pas seulement goûté à  la gloire, il en a fait sa vie. Onzième meilleur buteur de tous les temps au Championnat de France, il devient un joueur de grand calibre.  Il a marqué 173 buts en 293 matches de Championnat de France. «J’ai été 3  fois finaliste en coupe de France, 5 fois champion d’automne de France. Mon club l’Olympique de Nîmes a remporté la coupe Dragon de la saison 1956-1957. En 1962, j’ai été transféré au club mythique Stade de Rince, un grand club français.
Ce même club a remporté la 1ère édition de la coupe Mohammed V. De 1963 à 1964, on m’a prêté à l’Association Sportive de Monaco», raconte-t-il. Les moments forts de sa vie, il en a une myriade. En 1965, la date de son retour au Maroc. Deux années, par la suite, Hassan Akesbi revient au club du FUS qui a réussi à décrocher la coupe du Trône en 1970. Mais ce que le passionné regrette, c’est de n’avoir pas pu représenter le Maroc à la Coupe du monde, au Mexique, en raison d’une fracture.
A la même année (1970), Hassan Akesbi s’envole vers la France pour passer un stage de formation à l’Institut de formation de Paris et avoir  son diplôme d’entraîneur. Reconverti en entraîneur, Hassan Akesbi commence l’autre volet de son parcours. Il a entraîné plusieurs clubs tels que Hassania d’Agadir, Ittihad Zemmouri Khémisset, Tanger, Tétouan, le FUS de Rabat, ASS  de Salé et  le KAC  de Kénitra. Hassan Akesbi ne quitte jamais son milieu favori. Il garde toujours le contact avec le ballon rond. «J’ai créé avec mes amis l’amicale des entraîneurs, une association réunissant les anciens entraîneurs. J’en étais le président pendant 25 ans et là je suis membre de la commission technique de la Fédération. Je suis également président des anciens joueurs du FUS  et membre du comité du FUS», souligne-t-il.  La grande référence du football a gravé son nom dans les annales du football marocain et français.

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