Hassan Mégri : «La gloire des Mégri doit se poursuivre»

Hassan Mégri : «La gloire des Mégri doit se poursuivre»

ALM  : La famille Mégri et Hassan à leur tête a marqué la scène musicale marocaine, et même internationale. Comment s’explique cette réussite ?
Hassan Mégri : Ce n’est pas une question de réussite, mais c’est une question de restauration d’un mouvement musical arabe qui a une orientation très particulière, celle de la Word musique et qui devient compétitif à l’instar des autres mouvements musicaux.
Après la Seconde Guerre mondiale, c’est l’apparition de beaucoup de genres musicaux comme les Beatles, Elvis Presley et d’autres. À travers ce temps-là, il y avait les Égyptiens en tant que leaders de la musique avec Mohamed Abdelouahab et Oum Kaltoum et la liste est longue. Mais malheureusement, les Marocains avaient suivi l’Égypte dans ses chansons et sa musique, ils ont oublié que le Maroc est riche de différents genres d’arts, il y a le gharnati, andaloussi, gnaoua , sans faire aucun effort pour exploiter les sources de cette culture variée.  C’est mon tour de venir d’Oujda et j’avais le choix entre la chanson égyptienne où la chanson occidentale, et j’ai dit non, je vais créer ma propre musique, mon propre style avec ma guitare qui est pleine de créativité et bien sûr différent pas comme les autres artistes pas pour l’argent mais pour plus de créativité et d’amour pour un vrai art de qualité.

Vous êtes un artiste avec multiples fonctions : musicien, chanteur et compositeur.  À savoir qu’en 1954, vous avez reçu le Prix d’arts plastiques.Que pouvez-vous nous en dire  ?
C’est vrai, c’était à l’âge de 12 ans, quand j’ai reçu ce prix d’arts plastiques de toute l’Afrique. J’étais vraiment convaincu par cet art qui est plein de créativité. C’est grâce à cet art que je structure de la musique arabe comme occidentale.J’étais influencé par de grands peintres qui sont des maîtres dans l’art plastique comme le peintre Picasso.

Vos souvenirs concernant le début de votre carrière  ?
Mes souvenirs ont commencé par la première guitare que m’a offerte mon père quand j’ai obtenu mon brevet, c’était un immense bonheur d’avoir découvert cet instrument génial. C’était à l’âge de 14 ans quand je venais de prendre ma guitare entre mes mains, même pas de professeurs pour m’enseigner des cours de musique ni rien du tout. Donc, j’ai commencé à être autodidacte, c’est-à-dire faire des recherches dans toutes les sources, c’est là que je viens de créer mon propre style ou bien dire le mouvement musicale Mégri.Et finalement, je m’impose avec mon mouvement à tout le monde.
 
Peut-on parler du succès de la famille Megri ? C’est-à-dire que représente chaque membre ?
Bien sûr, chaque membre a un rôle essentiel dans le mouvement Mégri .C’est- à -dire le mouvement musical Mégri était fondé par moi, par Younès qui un style romantique, puis Mahmoud le compositeur, et finalement notre Fayrouz Jalila avec sa voix et sa sensibilité. Nous étions nous les quatre comme des couleurs de l’arc-en-ciel, pour que notre public trouve ce qu’il veut et se ne lasse pas.

Comment avez-vous réussi à avoir une bourse offerte par Feu Hassan II  ?
C’est encore une autre réussite quand Feu Hassan II nous a donné cette bourse. Ce jeune Roi, à l’époque a joué un rôle très important sur tous les niveaux : culturel, comme artistique, il nous a offert cette bourse parce qu’il a ressenti nos talents, nos différences par apport à d’autres groupes ou chanteurs de cette époque .Il nous a invités dans son palais,on a discuté ,il a compris la cible du mouvement et puis il a apprécié notre effort pour créer et continuer le chemin de la gloire du groupe Mégri. C’était vraiment une personnalité généreuse qui nous a soutenus dans notre démarche artistique parce qu’il a compris que le groupe Mégri est un mouvement exceptionnel qu’il fallait le protéger.

Que pensez-vous de la consécration des Mégri à l’Olympia de Paris  ?
C’est la conséquence de ce que nous avons, c’est pour cela les Mégri devraient passer à l’Olympia. Nous étions parmi les stars du monde qui étaient primées par l’Olympia.

Quoi de neuf chez notre artiste  ?
Je vais participer à l’ouverture du prochain festival d’Oualili. Aussi je viens de terminer un CD intitulé «Eddar Lbayeda by Night» composé et écrit par moi même, interprété par moi, Nasr Mégri et Houssam Shaimi.

Que représente l’été pour vous ?
C’est la vie, la joie et vraiment une saison dans laquelle l’être humain peut reposer, calmer son angoisse et arrêter de penser.C’est une escapade totale vers mes préférables lieux comme la plage de Taghazout.

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