Hayat El Idrissi : «Mon admiration pour Oum Keltoum remonte à ma tendre enfance»

Hayat El Idrissi : «Mon admiration pour Oum Keltoum remonte à ma tendre enfance»

ALM : Que pouvez-nous dire de Hayat El Idrissi la personne ?
Hayat El Idrissi : Le premier rôle de la femme, c’est de s’occuper de sa maison, de ses enfants et de son mari. Parce que c’est la première fonction que Dieu a dédiée à la femme.
Je suis l’être humain qui se comporte bien avec les gens et puis la femme, la douce et compréhensive maman avec ses trois enfants Mehdi, Salma et le petit Hamza. En plus de ces rôles principaux dans ma vie de femme, je suis l’artiste convaincue de son art.

Vous avez été gravement malade, mais grâce à Dieu vous avez surmonté cette épreuve avec beaucoup de courage. Pouvez-nous nous en parler.
Ce n’était pas une maladie grave, mais d’après mon médecin « la plus gentille des maladies graves». C’était une maladie qui touche surtout les enfants et dont les symptômes sont la fièvre. Ce qui est dangereux dans cette maladie, c’est le disfonctionnement des cellules. J’ai suivi des traitements à l’hôpital militaire de Rabat. Je suis guérie grâce à Dieu et j’ai pu vivre ma vie familiale normalement. Je sors avec mes enfants. Je chante comme avant et peut-être mieux.

Vous avez une chanson intitulée «Outad El Khayma», pouvez-vous nous parler de cette chanson?
«Outad El Khayma » est composée par Nouamane Lahlou, les paroles de cette chanson sont écrites par le poète Abdelghafour Benchekroun. Cette chanson relate le calvaire des Marocains séquestrés à Tindouf. C’est une histoire d’amour sur fond de drame, d’une femme sahraouie dont le mari a été kidnappé et emprisonné dans les camps de Tindouf. Ce mari représente tout pour sa famille. L’enregistrement de cette chanson a donc coïncidé avec la période où j’étais à l’hôpital. Je l’ai enregistrée en seulement 48 heures. Elle a reçu un énorme succès surtout avec sa rediffusion sur les chaînes marocaines 2M et la première chaîne.

Comment expliquez-vous cet attachement et cet amour pour Oum Keltoum ?
L’Egypte m’a ouvert ses portes, j’ai été respectée et admirée dans ce pays pour avoir osé interpréter les chansons d’Oum Keltoum. Ce n’est pas Hayat qui choisit d’interpréter les chansons d’Oum Keltoum, c’est quelque chose qui vient du fond de moi qui me pousse vers cette femme que je ne pourrais jamais décrire comme elle le mérite.  C’est une femme pleine de sentiments et de sensations, intellectuelle, généreuse et c’est la femme qui a uni les pays arabes avec ses chants.
C’était une vraie nationaliste. Mon admiration pour Oum Keltoum remonte à ma tendre enfance.
J’ai chanté ses chansons lorsque j’avais entre 8 et 9 ans et je ne comprenais pas ce que je dis . C’étaient des chansons d’amour, comme «Serti el Hob » et de grande émotion comme l’extraordinaire «Enta Omri» et d’autres comme «Lissaberi h’doud ya habibi». Les paroles, je ne les comprenais pas.

Vous avez chanté en Egypte au Festival de la musique arabe. Quel sentiment cela vous a-t-il procuré?
C’est une sensation unique. Je sens que je dois fournir assez d’efforts pour être à la hauteur.  Le chanteur est un ambassadeur de son pays. Il doit représenter toutes les grandes valeurs de sa société. C’est pour cela que je fais de mon mieux pour refléter une bonne image de mon pays.

Vous avez une voix rare, pour ne pas dire unique, quel est votre secret ?
C’est une question de sincérité que mon public ressent. Le secret de ma voix, c’est mon amour et mon respect pour mon art.

Comment avez vous vécu la mort de « Rajaa Benmlih » ?
On se voyait rarement. J’ai découvert un grand amour pour Rajaa, quand elle est partie. C’est ce que j’ai dit à son frère dernièrement, à l’occasion de l’hommage rendu à la regrettée Rajaa à «Sidi Belyout» jeudi dernier.

Un dernier mot ?
Je veux remercier en premier lieu SM le Roi Mohamed VI pour son soutien et « Aujourd’hui Le Maroc» pour sa noble initiative. Il faut que nos supports médiatiques suivent notre parcours, notre vie de tous les jours et s’enquièrent de nos nouveautés.

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