Himmich : «La Grèce me fascine»

Himmich : «La Grèce me fascine»

S’il devait disserter sur la valeur cognitive de la Grèce, il vous dirait, et pas vraiment à tort, que c’est «la source du savoir humain». Philosophe de formation, il s’est naturellement nourri aux mamelles de la pensée grecque. A priori, le rapport qu’entretient Bensalem Himmich à la Grèce transcende le temps et l’espace. Mais, au-delà de la pensée, il y a un rapport affectif exceptionnel. «Si le Maroc est la terre de mes parents, la Grèce est le pays de mes beaux-parents», dit-il.
C’est dans un village situé entre deux villes, Patras et Eyon, que sa femme est née. Et c’est dans ce village, avec une très belle vue sur la mer Egée, qu’il passe le plus clair de son été, en compagnie de ses beaux-parents, sa femme et ses enfants. «Une règle qui s’est installée depuis bien des années», explique-t-il. Chaque mois d’août, Himmich s’envole pour ce village, situé dans le Péloponaise, – la région agricole la plus riche en Grèce -, pour «voir la famille» et jouir à la fois de la quiétude inspirée par les montagnes de cette région et de la fraîcheur que procure la mer Egée. «Ce monde insulaire me fascine», confie cet aoûtien. «Là-bas, je suis comme un poisson dans l’eau !», s’exclame l’Helléniste, qui parle parfaitement la langue de Socrate. «Je m’y sens vraiment comme chez moi», tranche-t-il.
Captif de la beauté magistrale du Péloponaise, – où «je me consacre particulièrement à la lecture», et «parfois à l’écriture» -, l’écrivain trouve le temps de «descendre» vers Athènes, et plus précisément vers «le quartier le plus populaire de la Grèce», «Plak», situé au pied de l’Acropole. «Dans ce quartier, qui rassemble une centaine de bazaristes, dont une bonne partie sont des Maghrébins, je prends plaisir à contempler les statuettes des maîtres à penser grecs construites à base de marbre», se souvient-t-il, admiratif. «Ces bazars, devenus un passage obligé, sont également un cadre propice à l’échange, d’autant plus que leurs propriétaires sont d’origine maghrébine», renchérit-il. «Retrouver des compatriotes à l’étranger, nouer amitié avec eux, et échanger dans la langue maternelle, cela procure une joie exceptionnelle», affirme-t-il, heureux de ne plus se sentir «dépaysé» en  Grèce. «C’est ma seconde patrie», conclut-il, émerveillé.

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