Hommage au chanteur de l’Aïta Al Jabalia, Abdelmalek Andaloussi

Hommage au chanteur de l’Aïta Al Jabalia, Abdelmalek Andaloussi

Les travaux du 4ème Festival de la Taktouka Al Jabalia se sont clôturés, mercredi 21 juillet. Cet événement folklorique de trois jours qui s’est déroulé sous le thème «Le brassage des cultures musicales entre les deux rives de la Méditerranée» s’assignait pour objectif la préservation et la promotion de l’art populaire traditionnel de l’Aïta Al Jabalia. Par ailleurs, cette quatrième édition s’est distinguée par l’hommage rendu au compositeur et chanteur populaire, Abdelmalek Andaloussi. «Après Ahmed Gourfti, Mohamed Laaroussi et Chama Zaz, nous avons choisi, cette année, de rendre hommage à cet artiste qui a réussi à s’imposer dans l’art de l’Aïta Al Jabalia», ont souligné les organisateurs. Originaire de Jbel Lahbib, Abdelmalek Andaloussi a senti depuis son enfance grandir en lui une grande passion pour l’Aïta Al Jabalia. «J’ai appris la musique sur le tas. Mais pour approfondir mes connaissances dans l’art de l’Aïta Al Jabalia, j’ai décidé en 1984 de voyager dans les tribus de Jbala notamment Jbel Lahbib, Béni Arouss, Béni Guerfet, Anjra et Lakhmass», révèle-t-il. Ce long périple du jeune Abdelmalek lui permettait de rencontrer les célèbres chioukh de l’Aïta Al Jabalia. C’est ainsi qu’il a rencontré cheikh Ahmed Gourfti à Jbel Lahbib. «J’en ai profité pour lui montrer mes textes et compositions qui lui ont plu», dit Abdelmalek Andaloussi. Et de poursuivre : «j’ai intégré peu de temps après sa troupe en tant que compositeur et parolier. Mais j’ai fini après quelques années par constituer mon propre groupe auquel j’ai donné le nom de «Majmouat Chamal» (Ensemble du Nord)». L’artiste Abdelmalek Andaloussi a composé plus d’une dizaine de chansons de l’Aïta et plus de 200 chansons populaires Jablia. Ses œuvres sont actuellement les plus vendues. Il a voulu à travers ses textes traiter différents thèmes telles que la cause palestinienne et l’émigration clandestine. Il a composé pour les célèbres chanteurs de l’Aïta et de chansons populaires des Jbala notamment Hajji Srifi, Karima Tanjawia, Latifa Laaroussia et Chama Zaz.  «La chanson «Twahachtek Al Walida»(Ô ma mère tu me manques) que j’ai composée à cette dernière a rencontré un grand succès», dit-il. En plus d’Abdelmalek Andaloussi, cette quatrième édition a connu la participation de la célèbre soprano marocaine Samira Kadiri et de grands chanteurs de l’Aïta Al Jabalia tels que Ahmed Gourfti, Chama Zaz, Mohamed Laaroussi, Karima Tanjawia, Fadila, Abdelwahid Kasri, Bouaalam Senhaji… La programmation de cette manifestation a comporté un colloque sous le thème «La culture musicienne entre les deux rives de la Méditerranée». «Ce festival souffre d’un manque de soutien. Nous avons dû faire face à beaucoup de difficultés pour l’organisation de cette édition», précise Abdelaziz Tabit Benslimane, président de l’Association Ajrass, initiatrice de ce festival. Et de faire remarquer : «nous souhaitons avoir l’appui des responsables et des institutions pour la tenue de la prochaine édition. Car nous avons dû par manque de moyens accueillir, cette année, quelques participants dans des maisons des membres organisateurs».

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