Horizons : Le parkour, un sport pas comme les autres

Horizons : Le parkour, un sport pas comme les autres

Le parkour ou «free running» est une discipline définie comme étant «l’art du déplacement». En d’autres termes, cela consiste à courir, non pas de la manière habituelle, mais en dépassant les obstacles qu’impose la ville ou l’environnement naturel : en montant des parois, sautant entre les toits. Course à pied, quadrupédie, escalade, sauts, roulades et autres manières de s’accrocher, s’agripper, se suspendre et se tenir en équilibre sont l’essence même de ce sport.
Le but étant de ne jamais être stoppé par un obstacle quel qu’il soit ( mur, grillage, barrière, arbre , véhicules…) .
Le parkour a fait son bout de chemin et a conquis nombre d’adeptes autour du monde. Cette discipline est relativement récente au Maroc. De jeunes Marocains s’adonnent à cette nouvelle discipline. Ce sont pour la plupart des jeunes avides de sensations qu’aucun autre sport ne peut leur procurer. Ils s’entraînent le plus souvent en groupe. Pour se donner rendez-vous ou échanger de nouvelles techniques, ils ont tendance à utiliser des forums de discussion sur Internet.
La plupart des «traceurs», nom donné aux adeptes du parkour, réalisent de courtes vidéos et les rendent accessibles par le biais de leur site Internet. Cela leur permet de visionner ce qui se fait un peu partout dans le monde et de partager des expériences. C’est également un moyen de susciter l’intérêt de futurs traceurs.
 Pour pratiquer cette discipline, il faut avoir une excellente forme physique pour être en mesure de résister aux chocs. Cela implique aussi de l’agilité et de la confiance en soi. Il faut aussi être persévérant et répéter plusieurs fois les mêmes mouvements de base, jusqu’à ce qu’ils soient parfaitement exécutés. Mais il y a aussi toute une dimension psychologique. Une partie du défi réside dans la tête. Il faut savoir gérer sa peur et calculer le risque. Une préparation mentale s’impose inévitablement avant chaque séance.
Cette façon de se déplacer existe depuis la nuit des temps où les hommes devaient apprendre à se déplacer habilement pour pouvoir chasser, attaquer et se défendre.
Par la suite, des élites ont été entraînées en vue d’effectuer des missions d’infiltrations tels les Ninjas, commandos et autres groupes d’intervention. Encore de nos jours, les militaires et les groupes d’intervention continuent à apprendre cette méthode qui consiste à se déplacer sans être bloqué par des obstacles. Le phénomène a aussi envahi le monde du cinéma.
Le film français Yamakasi, basé sur des acrobaties en est un pur exemple. Il en va de même dans James Bond «Casino Royale» où l’on peut voir une scène de poursuite à pied qui montre un terroriste qui multiplie les sauts et utilise des techniques propres au Parkour.
Et ce n’est tout, dans la vidéo du tube de Madonna intitulé «Jump», des traceurs courent et sautent partout à Tokyo. Les Yamakasi sont à l’origine de la connaissance de cet art ainsi que le père de David Belle, un soldat vietnamien qui vivait en France et qui a appris à son fils cette technique. Influencé par les arts martiaux, David Belle mais également Sébastien Foucan ont pu faire connaître à travers l’Internet les fondements de la discipline, les méthodes d’entraînement et la philosophie qu’ils ont crée comme soutien à leur «art». Tous les deux sont perçus comme de supers héros pour des milliers de jeunes.
Et pour cause, David Belle détient le record de descente par la façade d’un bâtiment de quatre étages en seulement 15 secondes et Sébastien Foucan s’est lancé depuis le mât supérieur d’un navire de guerre d’une hauteur de neuf mètres et a atterri proprement. Sensations, adrénaline et vertige assurés. Mais, il ne faut pas que la recherche des émotions fortes finisse par vous rendre invalide, alors prudence !

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