Intifada : Le réveil d’un peuple

Intifada : Le réveil d’un peuple

L’Intifada est un nom qui rappelle l’histoire de la Palestine et surtout la souffrance du peuple palestinien. Une souffrance qui fut provoquée par l’occupation israélienne de la Palestine.
Comme tout peuple colonisé, les Palestiniens ont montré leur résistance et ont lutté contre l’occupant.
Cette résistance a débuté en 1921. Date à laquelle la résistance palestinienne s’organisa en réclamant l’indépendance et l’arrêt de l’immigration juive qui s’intensifia avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne. Ainsi, en 1977, le territoire palestinien va connaître une vague de colonisations irréversibles. Les migrants israéliens s’installent sur les hauteurs de Cisjordanie et de Gaza. Encouragements gouvernementaux, complicité militaire, confiscations des terres et des ressources en eau, destruction des cultures palestiniennes, tout facilitait l’installation des colons israéliens au Palestine. Toute la région du Moyen Orient était à l’époque convoitée par les Israéliens qui envahirent le Liban en juin 1982. Ce qui conduit au massacre de milliers de civils libanais et aux massacres des camps de Sabra et Chatilla.
Toute cette violence conduira au soulèvement du peuple palestinien. Une colère qui aura atteint son apogée en 1987. Cette date marque, en effet, le déclenchement de ce qui est communément appelé la première Intifada ou «la guerre des pierres».
Cette Intifada a explosé sur fond de crise économique. Une crise provoquée par la pression économique exercée par Israël. Et pour cause, l’Inflation importée d’Israël puis les dévaluations du shekel israélien et du dinar jordanien vont accélérer la dégradation du niveau de vie des familles palestiniennes. La fermeture des banques et l’augmentation injustifiée des taxes prélevées par l’autorité d’occupation vont conduire au soulèvement de la population en 1987 : c’est l’Intifada. Celle-ci débuta le 9 décembre 1982. Cette Intifada fut menée par une majorité de jeunes et d’enfants. Ces derniers ont joué un rôle très significatif. Les images des enfants jetant les pierres sur les soldats israéliens pour se défendre ont parcouru le monde entier. Les Palestiniens se défendaient à l’aide de pierres et les soldats israéliens répliquaient à cela par des coups de fusils et en battant les enfants.
Face aux pressions économiques, les Palestiniens vont tenter tout de même de résister à l’occupant en recherchant une certaine autonomie économique. Mais ceci ne va guère empêcher Israël de continuer à exercer sa pression. Après avoir appliqué pendant un mois des mesures de sécurité visant à faire cesser les troubles, les autorités israéliennes ont eu recours, dès décembre 1987, à une guerre d’usure économique.
Pour mettre les Palestiniens sous pression, elles ont recouru à diverses mesures qui sont restées en vigueur pendant différentes périodes. Ces mesures ont consisté, par exemple, à empêcher les livraisons de denrées alimentaires de base aux zones sous couvre-feu ; à interdire les livraisons de fuel et d’essence aux communautés palestiniennes des territoires occupés ou encore à interrompre les approvisionnements en eau et en électricité des villes et des villages. Sans oublier la destruction des maisons. La répression politique et économique a donc été sévère mais elle n’a pas découragé les Palestiniens dans leur désir de recouvrer une certaine autosuffisance économique. Appels au boycott des produits israéliens, retour à la terre, développement de production de viande, de légumes et de fruits pour le marché local, développement d’activités industrielles pour occuper les journaliers qui ne vont plus travailler en Israël, révolte fiscale généralisée, mesures d’entraide exceptionnelles dans la société palestinienne des zones rurales et des camps de réfugiés.
Paralèlement, l’Intifada continue. Elle durera quatre ans. Toutes ces années de lutte et de résistance seront ponctuées par des grèves, des combats de rues, et des manifestations seront organisées. Les magasins fermés, boycottés. Les Palestiniens sont arrêtés et expulsés par milliers, mais le monde entier en sera témoin. L’ampleur de l’Intifada excéda celle des soulèvements précédents à bien des égards: par sa durée de plus de quatre ans, son étendue à l’ensemble des Territoires occupés, ses manifestations sous formes de rassemblements massifs, arrêts de travail généralisés, autogestion de la vie quotidienne… Les années passent.
L’occuppation israélienne se poursuit. Une occuppation marquée par le passage de plusieurs gouvernements. Lors de l’installation du gouvernement de Sharon en 2000, la tension va monter d’un cran. Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon se rendra sur l’esplanade de la mosquée d’El Aqsa. Ce qui va provoquer une explosion de colère parmi les Palestiniens, excédés par la stagnation du processus de paix, ainsi que par la poursuite de l’occupation israélienne et de l’expansion des colonies. Ce sera le déclenchement de la deuxième Intifada, appelée également «Intifada d’El Aqsa».
Le lendemain, les premiers heurts éclatèrent, sans aucune directive centrale. La violente répression des manifestations palestiniennes réclamant la fin immédiate de l’occupation fit plus de 200 morts palestiniens en un mois, dont le tiers étaient âgés de moins de 17 ans. Depuis cette date, la violence ira crescendo. Cette intifada aura fait plus de 3.479 morts côté palestinien. Les affrontements vont s’enchaîner et le peuple palestinien continuera sa résistance.
En somme, les Palestiniens avaient subi plusieurs pressions de la part d’Israël. Ne pouvant plus supporter cette situation de répression, le peuple palestinien devait réagir et les Intifadas furent la plus belle réaction du peuple palestinien. Une réaction qui s’était imposée par la conjoncture crée par l’occupation. Représsion sociale, économique, et désir de retrouver sa terre natale, tels étaient le moteur de ces Intifadas.

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