Iran : cinq trafiquants de drogue pendus en une semaine

Un homme reconnu coupable de trafic de drogue a été pendu mercredi dans la prison d’Ahvaz, dans l’ouest de l’Iran, a rapporté l’agence de presse Fars. Identifié par les seules initiales S.H., cet homme avait été condamné à mort pour le trafic de 900 grammes d’héroïne, selon Fars. Quatre hommes, reconnus coupables de trafic de drogue, ont été pendus à Ahvaz (sud-ouest) et Kerman (sud), a rapporté mardi la presse iranienne. Trois hommes, identifiés comme Abbas Y., Rouhollah B. et Mohammad Naim Sh., ont été pendus lundi à Kerman, pour trafic de drogue, a rapporté le quotidien Shargh. Un quatrième homme, identifié comme A. Sh., a été pendu lundi en public à Ahvaz, pour vente et possession de drogue, selon le journal Kayhan. Par ailleurs, la justice iranienne a décidé de suspendre l’application de la peine de mort par lapidation prononcée contre une femme de 43 ans notamment reconnue coupable d’adultère, a annoncé dimanche l’agence officielle Irna, citant un responsable judiciaire. «Bien que le jugement soit définitif et applicable, le verdict a été suspendu pour des raisons humanitaires et sur ordre (…) du chef de l’autorité judiciaire et il ne sera pas appliqué pour le moment», a déclaré Malek Ajdar Sharifi, responsable judiciaire pour la province d’Azerbaïdjan oriental.
Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été condamnée à mort en 2006 pour «adultère», mais aussi «meurtre et crimes», selon Irna. Sa peine a été confirmée en 2007 par la Cour suprême, mais une vaste campagne internationale cherche actuellement à lui éviter ce châtiment. Cette pendaison porte à au moins 93 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’informations publiées par la presse locale. En 2009, au moins 270 personnes avaient été exécutées en Iran. En matière de droit commun, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l’adultère sont passibles de la peine de mort en Iran, où les autorités estiment qu’une application sévère de la loi est indispensable pour maintenir la sécurité publique.

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