décembre 18, 2017

 

Jilali Fadili, la perle des FAR

Jilali Fadili, la perle des FAR

«Le football a toujours été ma grande passion. Je me donnais à fond et je me forçais pour être à la hauteur des aspirations du public marocain. Notre génération de footballeurs a démontré un grand professionnalisme au niveau du jeu et j’ai tissé de multiples amitiés grâce notamment à mes voyages dans différents pays». Jilali Fadili raconte son attachement au ballon rond avec enthousiasme. Né à Mohammedia en1941, c’est à l’âge de 13 ans qu’il rejoint le club Fedala Sport où il évolue dans la catégorie des minimes, puis des cadets et des juniors. Jilali regagne, par la suite, le Chabab de Mohammedia (SCCM) en 1957.
Il joue une seule saison et quitte le SCCM pour intégrer la gendarmerie. Il se retrouve au club de Sidi Kacem en 1958. «Le club de Sidi Kacem était un club de 2e division. J’y suis resté de 1958 à 1961. Un jour, nous avons joué contre le club des FAR dont l’entraîneur, Cluso, m’a convoqué pour jouer dans son équipe en tant que défenseur, arrière gauche», indique Jilali Fadili. Il rejoint le club de Rabat en 1962 et y reste jusqu’à 1971. La saison 1962-1963, l’équipe nationale fait appel à lui. Fadili a représenté le Maroc dans différents matchs internationaux. Il a aussi participé aux éliminatoires de la Coupe du monde de 1970 au Mexique.
C’était la première fois qu’une équipe arabe et africaine participait à cette compétition. Les plus grandes équipes du football de l’époque s’y sont retrouvées. L’équipe marocaine était là pour montrer au monde qu’elle est prête au défi. Malgré deux défaites, l’une face aux Allemands (2-1) et l’autre contre le Pérou (3-0), et un match nul face aux Bulgares, l’équipe marocaine a émerveillé les foules.
«De 1962 jusqu’à 1971, j’ai vécu de très bons moments de gloire et de consécrations. Nous formions une très belle équipe, où de très grands footballeurs se sont donnés à fond pour jouer un football de haut niveau. J’avais comme collègues : Allal, Bamous, Houman, El Ghazouani, Bakha, Boujemâa Filali et les autres. C’étaient des joueurs très disciplinés et très sérieux. Nous avions remporté neuf fois le championnat national», souligne Fadili.
Le club des FAR a donc eu cette Coupe de 1962 à 1971 (à l’exception de 1969). Il était également deux fois finaliste de la Coupe Mohammed V, en 1967 et en 1971. En 1968, les FAR sont arrivées aux demi-finales de la Coupe africaine des clubs champions. «Durant mon parcours au sein des FAR, plus précisément de 1964 à 1965 et en préparation pour le championnat du monde militaire, nous avons joué contre l’Athlético de Madrid. Les dirigeants de ce club espagnol ont apprécié la qualité de mon jeu et ont proposé à notre entraîneur de me recruter au sein de leur club. Mais ce dernier a dû refuser, puisque je suis un militaire et je n’avais pas le droit de quitter le territoire national», explique-t-il. Durant l’année 1968, Fadili a été blessé lors d’un match amical contre le Stade Marocain. «Suite à ma blessure, j’ai été opéré au genou, mais, malheureusement, l’opération n’a pas été un succès. Ceci m’a posé énormément de problèmes, car je souffrais sans cesse.
A chaque match, les douleurs étaient plus durs à supporter et c’est en 1971 que j’ai décidé de mettre fin à ma carrière de footballeur», précise-t-il. Fadili quitte les terrains du football et réintègre la gendarmerie pour travailler à Casablanca, Marrakech et Ain Harouda.  Son dernier poste en tant que fonctionnaire était au centre de formation de la gendarmerie à Ain Harouda. En 1998, retraite méritée. Fadili, père de trois filles, prend toujours soin de sa petite famille.

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