Khalid Bouazzaoui : «J’ai défié le monde pour vivre auprès de ma femme»

Khalid Bouazzaoui : «J’ai défié le monde pour vivre auprès de ma femme»


ALM : Racontez-nous les dessous de votre première rencontre avec votre épouse Nadia ?
Khalid Bouazzaoui : La rencontre remonte à notre enfance. Les parents de Nadia habitaient dans la région d’Ifrane, mais ils venaient régulièrement rendre visite à ses grands-parents qui étaient nos voisins à El Gara. Depuis le temps, j’étais épris par la beauté de cette fille. Je me rappelle, qu’en m’amsuant, je disais souvent à sa mère que je deviendrai un de ces jours son gendre. Effectivement, cela s’est concrétisé. À l’âge de 9 ans, Nadia est venue passer les vacances chez ses grands-parents. Et ce fut le coup de foudre. Elle n’est plus cette petite fille que je portais dans mes bras et avec qui je jouais, mais une gracieuse et charmante demoiselle en dépit de son jeune âge. À ce moment, je lui ai demandé avec conviction d’aller informer ses parents de ma demande en mariage.

Quelle a été sa réaction et celle de vos familles respectives ?
Elle a été choquée de ma demande. Je suis son aîné de 10 ans. À l’époque, j’étais âgé de 19 ans. Cela l’a intimidée, l’a bouleversée et en même temps a fait naître en elle une affection particulière envers moi. Après ma demande, elle est partie en parler à sa grand-mère qui était ravie de cette nouvelle. Par contre, ce n’était pas le cas pour mes parents.
 
Pour quelle raison ?
Ils considéraient que je suis encore jeune pour fonder une famille. Pour eux, il était hors de question d’aborder le mariage avec cette jeune fille. De ce fait, ils s’y sont opposés fermement. J’ai tout fait pour les convaincre. Mon choix est irrémédiable et je ne renoncerai jamais à cet amour. Et pourtant, nous avons souffert durant plusieurs années.
 
Quel souvenir gardez-vous de cette période?
Ce fut une période délicate. J’étais tiraillé entre ma famille et ma promise. Au fil du temps, j’ai commencé à sombrer dans l’hésitation. J’ai fait tout mon possible pour oublier cette histoire et reprendre le cours normal de ma vie. En vain. Aucune fille ne pouvait combler ce vide qui était en moi. C’était pareil pour elle. En dépit du fait que sa famille commençait à semer le doute en elle, Nadia était convaincue qu’un jour, nous vivrons sous le même toit.
 
Comment avez-vous réussi à convaincre votre famille ?
En effet, ils ont dû s’apercevoir que leurs tentatives n’allaient pas aboutir, et que notre amour est fort et éternel. Ainsi, ils ont cédé à mon choix. En 1994, mon père m’a accompagné à Ifrane pour demander sa main. Nous avons célébré notre union dans une ambiance conviviale. Finalement, notre rêve a été exaucé. Depuis cette date, nous vivons un véritable bonheur qui a été alimenté par la naissance de nos trois enfants : Mouâd (13 ans), Ouissal (10 ans) et Imad (5 ans).

Après ces années comment qualifierez-vous votre relation ?
Nous vivons une très belle relation d’amour qui se consolide de jour en jour. On ne peut pas vivre l’un sans l’autre.
Cela est inconcevable. Si elle avait épousé quelqu’un d’autre, je ne vous dis pas ce que j’aurais pu faire à ce moment-là. J’étais capable de défier le monde pour vivre auprès de ma femme.
 
Supposons que votre fille vit la même histoire d’amour. Quelle sera votre réaction ?
Je vais la soutenir jusqu’au bout. J’ai enduré et je ne veux pas que mes enfants subissent la même chose.
Certainement, elle ne se mariera pas à un jeune âge. Toutefois, je respecterai son choix.

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