La déshydratation peut vous coûter cher !

Moins d’eau, plus de matières grasses et de lipides. La recette est quasi unanime au mois de Ramadan où, au lieu de corriger son alimentation, on préfère plutôt se soumettre à sa gourmandise. Moins d’un quart de litre d’eau et la consommation  très réduite de protéines d’origine végétale finissent par entraîner tout au long de ce mois de jeûne des répercussions négatives sur l’organisme. L’une d’entre elles est le développement de calculs rénaux dont l’origine essentielle reste la restriction hydrique qui n’est pas assouvie le soir.
Le risque dans ce cas-là est encore plus important lorsque la personne exerce une activité physique très intense. Il faut savoir que le calcul rénal apparaît lorsque des sels présents normalement dans les urines après filtration par les reins se cristallisent.  La concrétion grossit jusqu’à dépasser les 6 mm et se coince dans les voies urinaires. Arrivé à ce stade, la personne commence à ressentir une douleur intense en bas du dos irradiée vers le bas du ventre et l’aine déclenchant ainsi la colique néphrétique. La douleur peut durer dans le temps et revenir à plusieurs intervalles. Elle peut également s’accompagner de nausées et de vomissements auxquels s’ajoutent la fièvre, les frissons et du sang dans l’urine.
Ces symptômes indiquent clairement le développement de calculs rénaux devant être pris en charge dans les plus brefs délais. Le nombre de personnes présentant des calculs rénaux évolue fatalement durant la période du jeûne par manque de conscience envers le problème. Et lorsque Ramadan coïncide avec une période de chaleur, le risque est encore plus grand puisque la perte hydrique s’accroît.  Il faut souligner au passage que ce n’est pas toujours la déshydratation chronique qui entraîne la formation des calculs rénaux.
Il existe aussi des facteurs de risque liés à l’hérédité, donc génétiques, à certaines maladies métaboliques, comme l’hyperparathyroïdie et le syndrome de Cushing, ou encore aux conditions environnementaux.  Plusieurs traitements à base de médicament sont possibles mais comme dit le dicton : prévenir vaut mieux que guérir. Il n’y a pas 36 mille façons pour y arriver mais une seule : suivre une bonne hygiène alimentaire. Cela commence par manger sainement et à boire suffisamment d’eau, c’est-à-dire, au moins deux litres le soir. C’est grâce à l’hydratation qu’on peut diluer les composés responsables du développement des calculs rénaux.
Autre mesure à prendre : il faut diminuer la quantité de sel et de protéine de vos plats en optant pour une modération de consommation des protéines animales. Il est à souligner que ces protéines causent la cristallisation des sels dans l’urine. Il faudra donc privilégier les protéines végétales qui réduisent, selon des hypothèses, le risque de calculs rénaux. Une fois que vous aurez établi votre régime alimentaire en concertation avec un diététicien, sachez que la phytothérapie peut aussi être un moyen préventif de calculs rénaux. Asperge, pissenlit, persil, ortie, verge d’or sont des plantes conseillées pour leur effet diurétique. Notre pays  regorge de ces plantes aux effets très bénéfiques pour l’organisme. Alors pourquoi ne pas en profiter !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *