La grande mosquée de Salé

La grande mosquée de Salé a été construite au cours de la seconde moitié du XIIème siècle sur ordre de Yacoub El Mansour.
Dans le voisinage de celle-ci, ce sultan a fait également construire une medersa et réalisé une des canalisations d’eau les plus sophistiquées de l’époque. Elle devait permettre d’alimenter ce lieu de prière en eau à partir des sources de la forêt de Maâmora.
Ces canalisations connurent quelques défaillances par la suite. Elles furent totalement rénovées sur ordre du Sultan Abou Al Hassan Al Mérini.
Aujourd’hui, la medersa offre un triste visage, car il n’en reste que les vestiges. Elle a été totalement dévastée après la prise de Salé par les Français.
Pour sa part, la grande mosquée constitue toujours un monument historique qui témoigne de l’authenticité de l’art almohade.
Construite durant le XIème siècle, la ville de Salé connut un véritable développement sous cette dynastie ainsi que sous celle des Mérinides  du fait de sa position stratégique sur la voie reliant Fès à Marrakech et grâce à son port qui constituait un centre d’échanges entre l’Europe et le Maroc.
Au XVIIème siècle, l’arrivée des rapatriés musulmans d’Espagne a donné un nouveau souffle à la cité et créé une rivalité avec la ville voisine Rabat.
L’activité commerciale de Salé durant le XVIIIème siècle lui permit d’étendre son influence jusque dans des régions les plus reculées. À cette époque, Salé fut surtout célèbre par son intense activité maritime.
Le XIXème siècle annonce la fin de celle-ci et Salé s’est, peu à peu, renfermée sur elle-même. Elle est, néanmoins, demeurée un haut-lieu culturel et de spiritualité jusqu’à l’établissement du protectorat français sur le Maroc. Depuis lors, Salé a acquis la réputation de ville-dortoir vivant à l’ombre de la capitale administrative du Royaume. Et a maintenu cette réputation  malgré l’essor qu’elle est en train de connaître au cours de ces dernières années. Elle compte déjà plus d’habitants que Rabat (820 000 contre 627000) et enregistre un taux d’analphabétisme inférieur à 30 % (le troisième après Rabat et Casablanca). C’est ensuite une ville moyennement riche avec 16 % de la population flirtant avec le seuil de pauvreté (contre 18 % à Agadir).
En ce qui concerne l’emploi, les résultats du dernier recensement montrent qu’il y a presque autant de salariés privés que de fonctionnaires à Salé et que le taux d’activité y est proche de celui d’Agadir par exemple.

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