La magie de la danse sur glace à Rabat

La magie de la danse sur glace à Rabat

«J’adore patiner, car ça me fait rêver. Le patinage est un sport magnifique et merveilleux que j’aime exercer pendant toute l’année», a confié Kenza Akhchichine, 9 ans, lors du 1er championnat des sports sur glace au Maroc. Ce championnat a été organisé samedi 6 juin dans la patinoire du centre Mega mall à Rabat. Il a été marqué par la présence du ministre de l’Education nationale, Ahmed Akhchichine. «Mon père est parmi nous aujourd’hui pour participer à la remise des prix», a fièrement déclaré Kenza. Ce championnat est le premier en son genre au Maroc. Lors de la compétition, les participants attendaient leur tour impatiemment pour éblouir le public présent dans la salle. Quand bien même, les signes de stress se voyaient sur quelques visages innocents. «J’étais un peu stressée, mais dès que je suis sur la piste, je me sens à l’aise», a déclaré Salma Bennani, 11 ans et demi. Interrogée sur sa passion pour le patinage, elle confie : «Quand j’ai commencé à patiner, c’était une sensation très forte. C’est ma mère qui m’a inscrit à l’école de glace. Cela fait trois ans que j’y suis. Je consacre deux heures par semaine au patinage. Et je compte continuer l’année prochaine car le système d’apprentissage évolue». Pour leur part, les sœurs jumelles Meryem et Mounia Azzaoui, 10 ans et demi, ont découvert leur penchant pour le patinage en regardant les compétitions internationales à la télé. Elles estiment qu’«en patinant, on est libre». Et à Mounia de poursuivre : «Je fais du patinage depuis que j’étais petite. J’ai commencé à progresser. Je regarde tout le temps les compétitions à la télé et j’aime faire de même. Je prends des cours trois fois par semaine». D’autres candidats exercent deux sports à la fois: le hockey et le patinage. C’est le cas de Hajar Rakik, 13 ans. Ainsi, elle a fièrement confié avec un sourire au visage : «Je faisais du hockey pendant deux ans. Pour le patinage, ça fait trois ans que j’en pratique. J’arrive à exécuter presque toutes les positions. Il m’a fallu un an pour apprendre cela».
Les points de vue des participants ont abondé dans le même sens. Une fois sur la piste, chacun des candidats a essayé de montrer sa compétence pour ravir le public. Un cocktail de variations et d’enchaînements pour danser comme des professionnels malgré leur jeune âge. Ainsi, le public a attentivement suivi plusieurs shows (des solos et des couples) et a chaleureusement applaudi les performances de ces petits enfants. On entendait même les «encouragements» de certaines mamans dans la salle lorsque leurs enfants réussissaient une virevolte ou une arabesque. À l’issue de la compétition, le public a assisté à des shows collectifs interprétés par toutes les tranches d’âge. Des danses et des enchaînements impressionnants. De quoi émerveiller les esprits et donner envie d’exercer ce sport qui fait rêver plus d’un. De même, un show a été interprété par le couple Nicolas Salicis, directeur de la patinoire du Mega mall et son épouse. C’était très fascinant. Les spectateurs n’ont pas cessé d’exprimer leurs sentiments d’admiration à leur égard. Après ces spectacles époustouflants, les jeunes talents ont eu droit à des prix et des médailles pour les encourager à aller de l’avant. Ainsi, pour la catégorie benjamin solo, Kenza Akhchichine s’est vu décerner le premier prix. Quant au deuxième prix, dans la même catégorie, il est revenu à Mounia Azzaoui. Pour la catégorie benjamin couple, c’est le couple adorable composé de Kenza Mahmoudi et Christophe Mazoyer, un Franco-Suédois qui a gagné le premier prix. De quoi faire des jaloux.
Concernant la catégorie minime solo, les prix ont été respectivement décernés par M. Akhchichine à Hajar Rakik, Salma Bennani et Doha Fassi Fihri. S’agissant de la catégorie junior solo, c’est Alexia Chavet, 17 ans, qui a reçu le premier prix.
Pour sa part, M. Salicis a expliqué à ALM les étapes ayant jalonné cette expérience. «L’organisation de ce championnat est un pas logique. Ça fait deux ans qu’on en parle, on attendait que les patineurs soient formés. Et aujourd’hui, on prépare des formateurs marocains dans le domaine», a-t-il déclaré. Et d’ajouter que : «Il y a des choses qu’on leur a apprises et d’autres qu’ils doivent améliorer par l’entraînement». Concernant la période d’apprentissage, M. Salicis a estimé qu’«on progresse par palier, on peut passer d’un palier moyen à un palier très haut. C’est un sport de sensation. Si la personne ne se donne pas les moyens pour évoluer, elle stagne». La participation de ces talents aux compétitions internationales serait une initiative louable. À cet égard, le directeur de la patinoire a dévoilé : «on va affiner pour voir qui a la possibilité de participer aux compétitions internationales. Il va falloir également qu’ils s’habituent aux grandes pistes. Je ferai de mon mieux pour qu’ils aient un potentiel. Et je serai le premier à les aider pour participer à ces compétitions». «C’est un championnat made in Morocco. On aurait pu faire venir des MRE. L’objectif est de pérenniser le patinage au Maroc. C’est un pas très important pour moi», a-t-il conclu.

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