Le peintre de la rencontre entre l’Occident et l’orient

Le peintre de la rencontre entre l’Occident et l’orient

Considéré comme le peintre de la rencontre de l’Occident et de l’Orient, Karam Sebastiano Cannarella est un artiste qui a su concilié entre la peinture et la sculpture. Cet artiste d’origine italienne est né en Sicile, le 25 décembre 1942, à Portopalo Di Capo Passero, Syracuze. Aujourd’hui, il vit et travaille entre l’Italie et le Maroc avec son studio de Milan sur la Via Sapeto, et celui de Rabat à Hay Nahda. M. Cannarella s’est converti à l’Islam en 1993, au Caire et plus précisément à Al Azhar Al Sharif . «J’ai trouvé dans l’Islam un certain équilibre qui me manquait, lorsque j’étais de confession chrétienne», a confié Karam Sebastiano Cannarella. Ce dernier a exposé dans différents pays, notamment en France, Allemagne et Arabie Saoudite. Le mystérieux monde de Karam Sebastiano Cannarella, qui charme les yeux et l’esprit, s’enracine sur deux composantes : sa terre d’origine, l’Italie, et son adhésion totale à sa terre d’adoption, le Maroc. L’artiste sicilien, qui a été formé en Lombardie à Milan, haut lieu des arts plastiques, s’est finalement arrêté à Rabat, pour enrichir son expérience mais aussi transmettre ses connaissances et partager son art avec d’autres personnes. Un art illustré superbement par le langage des lettres-symboles. M. Cannarella a trouvé sa voie dans l’immense trésor de la calligraphie arabe. Celui-ci a réalisé 1.300 tableaux sur les versets du Coran et 45 chefs-d’œuvre sur les Hadîts. Ses œuvres sont inspirées d’une part, de son enfance en Sicile et d’autre part, de sa culture islamique qui l’a poussé à s’intéresser aux signes et aux symboles. À côté des tableaux, M. Cannarella travaille sur les bustes des corps humains en les peignant avec de flamboyantes couleurs, ainsi que sur une multitude de tortues, elles aussi peintes en plusieurs couleurs. Il unit donc deux formes d’expression artistique tout en restant fidèle à son assertion de fond: conjuguer l’authenticité de la tradition avec la modernité et la post-modernité de l’art de nos temps. Karam Sebastiano Cannarella est doucement arrivé à la source de sa foi par un itinéraire profondément esthétique, qui s’est imposé à lui comme un chemin spirituel attrayant est irrésistible. C’est ce qui a marqué incontestablement et profondément le style de l’artiste sicilien. Ce dernier est installé au Maroc depuis cinq ans déjà. À Rabat, il a trouvé une ambiance et un cadre qui correspondent absolument à ses aspirations. «J’ai créé un véritable atelier au Maroc, il y a cinq ans. Mais avant je venais régulièrement au Maroc et j’y faisais souvent des expositions . Je louais des appartements qui me servaient d’ateliers. Aujourd’hui, je vis au Maroc et je passe mes vacances en Italie», conclut M. Cannarella. L’Institut italien a l’honneur d’accueillir jusqu’au mois de septembre, les œuvres de cet artiste talentueux qui a une touche qui lui est propre. Un artiste qui se situe dans le courant des post-mordernistes, mais qui reste très sensible à la tradition.

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