Légendes de la musique : Tom Jones : Le crooner à la voix suave

Légendes de la musique : Tom Jones : Le crooner à la voix suave

C’est dans une petite ville galloise du nom de Pontypridd, que naît Thomas Jones Woodward, en pleine Guerre Mondiale. D’emblée, ses instituteurs remarquent chez lui une voix hors du commun . Dans cette région isolée, les débouchés sont minces. Le jeune homme gagne donc sa vie comme ouvrier et, en bon fan de James Brown, chante du rythm’n blues le soir dans des pubs. En 1964, un imprésario du nom de Gordon Mills trouve cependant le moyen de le rencontrer. Il lui invente son nom de scène : Tom Jones, d’après un roman de Henry Fielding, et, bien vite, lui écrit son premier tube : «It’s Not Unusual», qui se classe dès 1965 dans les hit-parades américains. Quelques mois plus tard, le film «What’s New Pussycat» finit d’en faire une star. Avec sa BO de Bacharach et David, et son scénario signé Woody Allen, c’est un succès. Tom Jones interprète la célèbre chanson du générique. Il enfoncera le clou en créant «Thunderball», une des nombreuses vignettes musicales destinée à l’agent 007, pour le film «Opération Tonnerre».La voix chaude et puissante de Tom Jones fait de lui un interprète de choix dans le registre pop et funk. Adoptant un style vestimentaire branché pour l’époque, il met à profit sur scène son sex-appeal, déclenchant l’hystérie de ses fans. Dès 1966, remarquant un désintérêt relatif des jeunes pour sa musique, Jones choisit cependant de mettre sa voix au service d’une musique sans âge, mélange de swing, de country et de pop, conçu pour animer les nuits de gala et les shows télévisés américains. Il multiplie les tubes «Delilah», «I’ll Never Fall In Love Again», «She’s A Lady». Après un dernier succès en 1977 «Say You’ll Stay Until Tomorrow», il sombre peu à peu dans l’oubli, adulé des seuls habitués de Las Vegas, où il semble avoir pris racine.
Un retour en Grande-Bretagne en 1987, à l’occasion de la comédie musicale «Matador», lui apporte son premier succès depuis dix ans : «A Boy From Nowhere ». Et dès lors, des collaborateurs assez inattendus se succèdent pour le remettre en selle. Ce sont d’abord les expérimentateurs electro d’Art Of Noise qui lui proposent de reprendre «Kiss», de Prince. Excellente idée, le titre se classe dans les charts en 1988. Puis, Van Morrison contribue à renouveler son répertoire sur Carrying A Torch. Enfin, New Model Army lui arrange en 1993 une reprise de «Gimme Shelter» des Stones. Au cours des  années suivantes,Tom Jones préfère conserver le silence, s’accordant tout juste en 1996 un savoureux moment d’autodérision dans «Mars Attacks» de Tim Burton. En 1999, Tom Jones sort un nouvel album, «Reload». Le single «Sex Bomb», chanté en duo avec le D.J. Mousse T., est un tube, ramenant Tom Jones sur le devant des scènes internationales. Sa reprise de «Never Tear Us Apart» du groupe INXS en duo avec Natalie Imbruglia sera aussi remarquée. Cet album fait découvrir Tom Jones à toute une nouvelle génération de fans. En 2002, le chanteur collabore avec Wyclef Jean pour  Mr Jones. L’album aux couleurs hip-hop déconcerte les fans de longue date et le succès est assez mitigé.Cet opus est suivi en 2004 d’un superbe projet avec le pianiste britannique Jools Holland de reprises de grands classiques du Rock’n’Roll, du Rythm’n’Blues et du Blues.

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