Les immortels Rolling Stones

Les immortels Rolling Stones

The Rolling Stones est sans aucun doute le plus grand groupe de rock de tous les temps. Créé dans les années 60, la bande à Mick Jagger est le seul groupe rock n’ayant jamais vieilli. Actuellement en tournée européenne, les infatigables Stones continuent à mobiliser des millions de fans pour des concerts live. Avant de basculer dans le show-biz, les Rolling Stones, contrairement aux Beatles, étaient très engagés politiquement. Leurs paroles étaient tantôt crues, tantôt usées. Alors que les Beatles étaient boostés par les maisons de production, les Rolling Stones, eux, se frayaient leur chemin dans l’underground.
Affichant clairement leur anti-conformisme, ils dénonçaient l’hypocrisie bourgeoise, s’opposaient à la guerre du Viêt-nam et combattaient la civilisation occidentale (sa culture, ses traditions et ses coutumes). Avec les Rolling Stones, on est déjà dans l’esprit «Woodstock» ! Le groupe original était formé de Mick Jagger (voix), Keith Richards (guitare solo), Brian Jones (guitare rythmique), Ian Stewart (piano), Charlie Watts (batterie) et Bill Wyman (basse). Ian Stewart sera écarté par leur premier manager Andrew Loog Oldham. Il restera le pianiste (non exclusif) sur les disques, et sera jusqu’à sa mort le «sixième Stone». Inspirés par le blues, les Rolling Stones ont signé un répertoire riche, dont la sonorité était à l’époque très originale.
Certains de leurs morceaux ont marqué des scènes de films culte, comme «Gimme Shelter» qu’on retrouve sur la bande son des «Affranchis», ou bien «Paint It Black» choisi comme le thème du film «L’Associé du Diable». En parlant de diable, The Rolling Stones était, à un moment, considéré comme un groupe satanique. Dans «Sympathy For The Devil», Mick Jagger prend la parole au nom de Lucifer, prince du désordre.
Paru sur l’album «Beggars Banquet», sorti en 1968, le morceau provoque un scandale et le groupe est aussitôt accusé d’«incitation à la violence». Les Rolling Stones ont, d’ailleurs, été considérés comme un groupe à scandale. À l’époque où les Beatles, avec leurs cheveux longs soigneusement coiffés, faisaient figure de «petits saints», les Rolling Stones paraissaient comme des voyous. En 1971, ils sortent l’album «Sticky Fingers». Les références au sexe et à la drogue sont explicites, mais les compositions sont excellentes. En 1974 sort l’album «It’s Only Rock’n Roll», l’un des meilleurs de leur discographie et aussi le premier album produit sous le vocable de «Glimmer Twins», surnom du duo Jagger-Richards. Les années 1980 seront une période trouble. Keith Richards est dans ses addictions, la prison et les interdictions de séjour. Pourtant, ils sortiront cinq albums : Emotional Rescue (1980), Tattoo You (1981), Undercover (1983), Dirty Work (1986) et Steel Wheels (1989). Puis nouvel album en 1994, «Voodoo Lounge», plus «Roots» que «Steel Wheels», a donné l’impression que les Stones du beau vieux temps étaient de retour.
Les Stones sortent un autre album en 1997 (Bridges to Babylon), marqué par la volonté de s’inscrire dans l’air du temps. En 2005, ils sortent «A Bigger Bang», album enregistré à l’ancienne, suivi d’une tournée mondiale, la plus lucrative de l’histoire de la musique (437 millions de dollars et une audience de 3,5 millions de personnes pour 110 spectacles). Qui a dit que les Stones étaient vieux jeu ?

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