Les Wailers au Festival d’Essaouira !

Les Wailers au Festival d’Essaouira !

Ils seront là ! Les Wailers, légendaire groupe de Reggae, qui ont fait vibrer la générations des années 70 et 80 fermeront le rideau au Festival d’Essaouira.
Les nostalgiques et les inconsolables de la disparition prématurée de Bob Marley, le 11 mai 1981, à 36 ans, pourront se consoler au rythme de One Love, tube qui évoque une certaine époque du rastafarisme.
Programmé du 24 au 27 juin, le rendez-vous des Ganoua et Musiques du Monde n’a jamais autant mérité son nom. Des artistes et des genres musicaux venus de tous les horizons. Avec, en toile de fond, les fameux maâlem gnaouis, tenants du culte tels que Guinea, El Kasri et Boussou, précurseurs de la Gnaoua Attitude. A côté de ces dinosaures, de nouveaux talents, encore peu habitués des feux de la rampe mais prêts à se risquer dans la grande scène.
Pour cette édition, le piano sera à l’honneur par l’entremise de deux grands noms du jazz : il s’agit du pianiste cubain Omar Sosa, qui depuis 2001, a préféré enrichir sa musique par des instruments traditionnels de la culture gnaouie. Option qui n’avait pas pu rallier au début le suffrage de certains des fans, les plus ultras notamment, qui criaient au sacrilège. Autre grand interprète de piano qui sera présent à Essaouira, Joe Joe Zawinul complice de Miles Davis et fondateur du célèbre groupe Weather Report.
Côté populaire, le groupe marocain Jil Jilala offrira comme il a l’habitude des moments intenses avec des shows qui font vibrer le public. L’un des buts de ce festival est de faire découvrir au public d’autres rythmes, d’autres musiques du monde. Le public prendra attache avec le groupe Rajery, du Madagascar, Doudou Ndiaye Rose, batteur invétéré, roi du tam-tam et qui est l’auteur de l’hymne national du Sénégal. L’artiste est autant connu pour son talent que pour être le père heureux de trente-huit enfants. Le flamenco et l’Espagne seront représentés par Car Benavent et Tino Di Geraldo.
Créé en 1998, le Festival d’Essaouira qui ne comptait qu’un public de 20 000 à ses débuts, frôle aujourd’hui la barre des 300.000 avec, pour l’année 2003, plus de 10.000 visiteurs étrangers. Dans cet extraordinaire laboratoire de fusions musicales, les maîtres gnaouis invitent des musiciens issus du mouvement jazz, pop, rock ou de la world music contemporaine, à explorer de nouvelles voies. Les gnaouis sont les descendants d’anciens esclaves originaires d’Afrique sub saharienne, de l’ex-Soudan occidental (Mali, Guinée, Ghana). Constitués en confrérie à travers le Maroc, les Gnaouis associent rituel africain et culte des saints de l’Islam. Ils ont à la fois une fonction initiatique, thérapeutique et profane.
La cérémonie la plus importante et la plus spectaculaire des Gnaouis est la Lila, dont la fonction est essentiellement thérapeutique. Mot qui risque de revenir souvent aux oreilles des festivaliers durant les quatre jours que durera l’événement, Durant la célébration, le maâlem, accompagné de sa troupe, appelle les saints et les entités surnaturelles à prendre possession des adeptes, qui s’adonnent alors à une danse codifiée.
Les instruments utilisés sont : le luth-tambour à trois cordes (guembri), les crotales (qraqeb) et les tambours (ganga).
Ce rituel est comparable au vaudou d’Haïti et à la macumba du Brésil. La musique des confréries -dont seule la dimension profane est montrée au public du festival- recèle un tel potentiel qu’elle a suscité une vague d’émules en route assurément vers les scènes internationales. Rendez-vous est donc pris pour de nouvelles transes du 24 au 27 juin.

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