Les Zouabris du Système (2)

Accompagné de l’un de ses lieutenants, en l’occurrence le nommé Rachid Bouteldja, Antar Zouabri arrive sur le lieu de la rencontre le jeudi après-midi où Abdelhakim Boumediene les attend. La rencontre devrait avoir lieu le lendemain matin. Le soir même, Touat accompagné de trois de ses hommes arrivent sur les lieux et pénètrent au sein du bâtiment. Touat a des ordres stricts: éliminer Zouabri dans la discrétion la plus complète. Zouabri ne se doute de rien jusqu’au moment où les hommes du commandant Djamel lui sautent dessus et essayent de l’égorger sans trop de succès une première fois et le blessent à la joue; mais ils réussissent à le faire malgré ses débattements sous les yeux consternés des deux autres. Le commandant Djamel intime l’ordre à Bouteldja et à Boumediene de rester en dehors en leur disant que puisque Zouabri avait trahi, il devait donc payer. A huit heures du soir le sanguinaire Zouabri n’est plus qu’une dépouille gisant dans un bain de sang.
Le commandant Djamel donne des instructions très claires à Bouteldja et Boumediene et les charge de surveiller le corps de Zouabri, qu’il devra revenir récupérer le lendemain. C’est sans compter avec les plans de Smain Lamari et Fodhil Chérif qui ont besoin des deux hommes pour la mise en point de leur scénario. Le vendredi, un jour normalement paisible est secoué par des explosions et des tirs nourris des forces spéciales dépêchées sur les lieux par Smain Lamari et Fodhil Chérif. Quand les deux dindons de la farce découvrent le manège, il est trop tard ! Les moyens militaires engagés sont très impressionnants et les tirs vers l’habitation durent trois heures! Vers dix-sept heures trente tout Alger est au courant du sort de Zouabri. Cette opération a en fait un double objectif :
1- Introduire le futur chef d’état-major à la société algérienne et internationale (surtout française).
2 – Montrer au monde entier dans le contexte du 11 septembre, que les autorités algériennes remportent des succès contre le terrorisme en abattant une de ses figures internationales.
Les manipulateurs, ont eu l’idée d’éliminer "l’épouvantail" Antar Zouabri pour promouvoir leur programme de changement. Mohamed Lamari doit à l’occasion du 5 juillet prendre sa retraite en cédant son poste à son ami et bras droit le général-major Fodhil Chérif Brahim. Fodhil Chérif, l’ancien adjudant du commissariat politique peut se féliciter d’avoir réussi sa carrière. Pourvu que Mohamed Lamari ne décide pas après la parution de cet article de changer d’avis juste pour contredire le MAOL !
La situation du pays à ce jour est l’aboutissement logique des pratiques illicites et dérives anticonstitutionnelles qui incarnent le système opaque.
La fin d’Ahmed Merah
Ancien bras droit de Mustapha Bouyali (le premier chef d’un mouvement islamiste armé né en Algérie au début des années 80), Ahmed Merah a été condamné à perpétuité et emprisonné de 1983 a 1989. Il a été retourné (terme des services secrets qui définit le recrutement d’un agent issu d’une mouvance contre laquelle ledit agent se retourne) comme beaucoup d’autres à l’époque par les Services opérationnels de la sécurité militaire (SM) peu de temps avant sa libération. Au début des années quatre-vingt dix, Il a travaillé scrupuleusement sous la coupe de son officier traitant le général Smain (lieutenant-colonel en ces temps) pour noyauter la nouvelle mouvance islamique. Mais ce qui est encore plus grave c’est qu’il a été aussi l’architecte qui a abondamment contribué à mettre en place les tous premiers maquis islamistes en Kabylie.
Allant même jusqu’a fournir, au début du conflit, les volontaires du FIS en armes et munitions issues des propres magasins d’armes du DCE. Cet agent peu ordinaire a gracieusement offert ses services lors de son recrutement et s’est surpassé pour gagner la grâce de Smain Lamari.
Du sale boulot, il en a accompli des masses et Smain qui voulait faire le ménage l’a même chargé de liquider certains officiers même au sein du service.

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