L’étrangleur des prostituées à Agadir (5)

L’étrangleur des prostituées à Agadir (5)

Les deux meurtres ont-ils été perpétrés par un même assassin ? C’est la question qui hante jour et nuit l’esprit de tout le staff policier de la PJ d’Agadir. Les réunions se multiplient pour le recoupement de toutes les informations recueillies soit par les policiers soit par les indics et les informateurs. La tâche n’est pas facile.
Deux meurtres en un mois, ciblant deux prostituées ayant presque le même âge. Les prostituées commencent à disparaître. Elles n’ont rien à faire dans une ville où un tueur les cherche partout (cafés, stations de taxis…). Les efforts des policiers s’intensifient au fil des jours. Les policiers ne rentrent chez eux que pour profiter de deux ou trois heures de sommeil. Ils courent contre la montre.
«Etant donné que des deux meurtres, le plus récent est celui de Rajae, nous devons nous concentrer sur cette affaire sans pourtant oublier celle de Meriem…Mais, je crois que c’est le meurtre de Rajae qui va nous conduire vers l’assassin. Si nous parvenons  à l’arrêter, espérons qu’il soit l’auteur du crime de Meriem… », explique le chef de la brigade criminelle à ses limiers auxquels l’affaire tient à cœur.
«Maintenant, l’identité de Rajae est entre nos mains. Nous avons réussi à identifier sa mère qui nous a affirmé que sa fille travaille. Où ? Elle ne savait pas. Les voisins disent que Rajae est une prostituée. Les investigations nous ont permis de savoir qu’elle fréquentait les cafés situés au quartier Talborjt. Par conséquent, nous devons inspecter d’abord ces cafés et interroger toutes les prostituées qui les fréquentent. D’accord ?», propose le chef de la brigade qui semble avoir le cœur net.
Pour des affaires pareilles, le temps est précieux. Les policiers déploient tous leurs efforts pour ne pas perdre le tueur. Au cœur de la capitale de Souss, au quartier Talborjt, ils se dispersent dans tous les cafés. Sans éveiller les soupçons de personne, chacun interroge une prostituée, questionne l’autre…et s’enquiert d’une énième. Le résultat est positif :
« Oui, elle fréquentait souvent ce café, mais elle ne partageait pas la même table avec moi. Elle accompagnait souvent Fatiha.   C’était son amie intime», révèle une prostituée.
Où est Fatiha ? Elle ne s’y trouve pas ce jour. Où les enquêteurs peuvent la trouver? Toutes les filles prétendent n’avoir aucune idée sur son domicile. Mais les limiers ne croient pas à l’expression «impossible». Grâce à des investigations minutieuses, les policiers parviennent  à localiser le domicile de Fatiha. Ils s’y rendent et frappent à la porte. Une belle fille leur ouvre.
– «Fatiha ?
– C’est moi. Qui êtes-vous ?
– Police. Tu étais l’amie de Rajae ?
– Oui, mais je ne l’ai pas vue depuis quelques jours. Je ne sais pas où elle a disparu.
– Elle a été tuée ».
Apprenant la nouvelle, Fatiha s’effondre. Elle perd conscience. Après lui avoir aspergé le visage d’eau, elle reprend connaissance.
– «Quand l’as-tu vu pour la dernière fois?
– Samedi dernier (la veille de la découverte du corps de la victime). Nous étions toutes les deux assises dans un café lorsqu’un homme est venu nous rejoindre. Je ne le connaissais pas. Je crois que Rajae ne l’avait également jamais vu. Il s’est adressé à elle et lui a demandé de l’accompagner chez lui au quartier Bensergaou. Il lui a alors proposé une bouteille de whisky».
Ces informations suffisent-elles pour que les enquêteurs arrivent à identifier l’auteur du crime? «Non», affirme le chef de la brigade à Fatiha qui semble avoir l’intention de coopérer jusqu’au bout.
«Je me rappelle qu’il porte le prénom d’Abdelhak et qu’il dispose d’un vélomoteur de couleur rouge qui ressemble à un scooter», ajoute-t-elle aux enquêteurs. Qui est cet homme ? n

(Lundi : les enquêteurs
parviendront-ils à l’identifier ?)

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