L’étrangleur des prostituées à Agadir (9)

L’étrangleur des prostituées à Agadir (9)

Latifa s’est jetée à terre. Peu importe qu’elle soit blessée ou pas. Ce qui était important pour elle c’est de sauver sa peau. En fait, elle ne connaît pas la destination exacte d’Al Gabbas, ni si sa meilleure amie et sa fille étaient victimes d’un accident de circulation. Rapidement, elle s’est relevée. Puis elle a couru. Elle n’avait qu’une seule idée en tête: mettre les voiles et se sauver… Al Gabbas s’est arrêté, et est descendu de son vélomoteur, puis a couru derrière elle. Il tentait de l’attraper. Latifa a continué à courir tout en demandant du secours. À qui ? Personne ne s’y trouvait. Elle aurait voulu  avoir des ailes pour voler, aller plus haut, vers le ciel…Elle courait sans issue. Al Gabbas la suivait. Elle s’est effondrée après avoir cogné un arbre. Al Gabbas a fini par se jeter sur elle. Perdant tout contrôle de ses nerfs, Abdelhak a brandi un couteau qu’il dissimulait sous ses vêtements, l’a fixée, lui a craché au visage… et l’a giflée violemment.
– «Je te tuerai si tu recommences à t’enfuir.
– Pitié… Je t’en supplie…   Lâche-moi et je te donne tout ce que tu veux… Voilà mon corps si tu veux uniquement coucher avec moi… Ne me fais pas de mal, ne me tue pas…
– Je te tuerai sale p… Pourquoi veux-tu t’enfuir».
Hors de lui, Al Gabbas lui a donné un coup de poing au visage causant une fracture à sa mâchoire. Elle a lancé un cri strident. Elle ne cessait de pleurer comme une fillette. Sans pitié, il lui cognait la tête par terre pour qu’elle se taise. Le sang coulait de sa bouche et de sa tête.
– «Je veux tuer cinq prostituées …J’ai déjà liquidé une et il me reste quatre… Tu seras l’une d’elles…», l’a-t-il menacée tout en mettant son couteau entre ses seins.
« Non, je t’en supplie, Abdelhak…Prends ce que tu veux sans me faire de mal», l’a-t-elle imploré  les larmes aux yeux.
Abdelhak lui a arraché une chaînette, lui a subtilisé trois bagues, une gourmette et une somme de cinq cents dirhams. Mais il ne l’a pas relâchée. Bien au contraire, il a continué à la maltraiter comme s’il se vengeait d’elle. De quoi ? Elle l’ignorait.
– «Debout… Vite… Viens avec moi…»
Al Gabbas la menaçait avec un couteau tout en lui donnant des coups de pied. Péniblement, elle s’est levée et elle le suivait jusqu’à un coin. Il l’a poussée au point qu’elle est tombée par terre. Comme un monstre, il l’a dénudée.
«Allonge-toi… Vite… Très vite… ou je vais enfoncer ce couteau dans ton (… ) »
Elle s’est allongée par terre, le ventre au sol.
«Mets toi à quatre pattes comme une chienne… »
Latifa s’est mise à quatre pattes. Sans pitié, il l’a sodomisée. Le sang coulait de son anus. Horrible, affreux, répugnant, atroce… Même les animaux n’obligent pas leurs partenaires à subir une telle monstruosité. Quelques minutes plus tard, il l’a conduite à une dizaine de mètres de loin. Et il l’a obligée à nouveau à se mettre à quatre pattes. Il l’a sodomisée encore une fois, puis deux fois.
– «Bon, maintenant viens voir… Tu vois cette pierre espèce de pétasse? ». Latifa s’est contentée de le regarder tout en sanglotant. Il l’a poussée avec ses deux mains. Elle le suppliait de la laisser en paix. Mais en vain. Sans indulgence, il la giflait, lui donnait des coups de poing, des coups de pied, l’insultait, l’injuriait… Pourquoi ? Latifa ignorait la raison.  Tout proche d’une villa, il lui a cogné la tête par terre et lui a demandé de voir une grosse pierre cubique.
-« Regardes bien …C’est là où j’ai enterré ton amie… », a-t-il lâché.


(Demain : A-t-il tué et
enterré Latifa ? )

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *