Lever de rideau du Festival du madih et samaâ à Oujda

Lever de rideau du Festival du madih et samaâ à Oujda

La 2ème édition du Festival ramadanesque du madih et samaâ de la ville d’Oujda s’est ouverte, samedi 3 Ramadan à la place Jeddah, dans une ambiance de ferveur religieuse et d’intensité spirituelle. Une soirée marquée par une grande affluence populaire et des prestations solennelles de cinq troupes locales : Al Ahbabe pour le madih et le samaâ; Eriyane; Essalam; Elfadila et Chabab Mohammed pour la préservation du chant religieux. Au programme de cette année, sept veillées dans six places publiques, à savoir les places de Jeddah, la mosquée Lalla Khadija, Jawhara, Ibn Rochd, place Ziri Benatiya et le centre correctionnel d’Oujda. Une reprise presque identique de la programmation de la première édition. «On avait l’intention de faire appel à des sommités dans le chant religieux. On avait contacté Ba Jaddoub, Abdelhamid Souiri et Mohammed Bennis qui ont accepté d’honorer par leur participation cette édition. Une contribution qui allait donner une dimension nationale à notre festival. Malheureusement, pour des raisons financières on n’a pas pu les programmer à la dernière minute. C’est dommage que le budget municipal n’ait pas été approuvé», précise avec amertume Mohammed Zerrouki, membre du comité d’organisation et cheville ouvrière de cette activité. Et de préciser que «la participation des ténors du madih et samaâ a pour objectif de permettre aux troupes locales de se hisser aux meilleurs «meddahs» et de surcroît hausser leur niveau de maîtrise de scène et de prestations devant un grand public». Même son de cloche chez Abdelaziz Mirri, responsable de la troupe Al Ahbabe pour le madih et le samaâ qui défend l’idée que ce festival peut contribuer à l’ancrage chez les jeunes du chant religieux qui est une alternative à double portée : théologique et musicale. «C’est grâce au chant religieux que plusieurs «noubas» ont été préservées. C’est aussi grâce au samaâ que des poèmes éternels sous forme de panégy- riques qui glorifient les vertus du Prophète Sidna Mohammed, sur Lui salut et bénédiction, continuent à trouver échos chez un large public», précise-t-il. Côté cour, les centaines de spectateurs qui ont assisté à la première soirée tout en exprimant leur joie et enthousiasme regrettent que ce spectacle ait été perturbé par la circulation des voitures et les embouteillages qui ont engendré des sonorités canardières et nuisibles à l’audition. Ceci dit, «j’étais aux anges en assistant à cette soirée avec mes deux enfants qui viennent de découvrir que d’autres jeunes qui ont leurs âges sont branchés sur un genre musical spirituel qui constitue une alternative tranquillisante en apport avec l’effervescence des tendances modernes», rapporte Mme Hamouti, une mère de famille branchée sur le registre soufi. Au menu notamment de ces activités initiées par le Conseil régional des ouléma et la commune urbaine d’Oujda, l’organisation d’un concours de récitation et de psalmodie du Saint Coran le mardi 20 Ramadan à la mosquée Omar Ibn Abdelaziz, la signature d’un livre à thématique religieuse du docteur Mustapha Ben Hamza et l’animation d’une conférence, le 9 Ramadan, par les professeurs Badr Al Magri et Samir Boudinar sous le thème «La structuration sociologique au Maroc et la consolidation des valeurs».

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